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Archives pour 03/2011

Invitation à la projection de « GasLand »

23/03/2011

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Le groupe socialiste du Conseil régional d’Île-de-France a le plaisir de vous convier à la projection en avant-première de sa sortie en salles, du film-documentaire « Gasland » au Conseil régional d’Île-de-France, en présence de Jean-Paul Huchon, le 31 mars prochain à 19h.

(entrée par le 65 rue de Babylone, Paris 7ème )

En projetant ce film-documentaire, les socialistes de la région Île-de-France veulent appuyer la mobilisation citoyenne, et continuer à sensibiliser sur les questions politiques, sociales et environnementales que soulève l’exploitation du gaz de schiste.

Les inquiétudes rencontrées sur les zones de forages sont légitimes et font l’objet d’un relai politique, à tous les niveaux où, nous, élus socialistes pouvons faire entendre notre voix.

C’est aussi un sujet plus large qui concerne l’ensemble de nos concitoyens, car il pose, entre autres, la question de la légitimité de la décision publique lorsqu’elle concède l’exploitation du sous-sol minier aux multinationales de l’industrie pétrolière, sans débat ni concertation préalable.

La demande de protection émanant de nos concitoyens est forte. La question du gaz de schiste se pose à nous à un moment de doute sur notre capacité à entendre et à agir. Le groupe socialiste de la région Île-de-France souhaite contribuer à l’identification de notre travail sur cette question.

Amitiés socialistes,

Guillaume Balas,

Président du groupe Socialiste au Conseil régional d’Île-de-France

Interviendront dans le débat suivant la projection :

Jean-Paul Chanteguet, Député de l’Indre, commissaire référent aux questions environnementales.

Laurence Rossignol, secrétaire nationale à l’Environnement.

Hélène Gassin, Vice-présidente Île-de-France chargée de l’Environnement et de l’Energie ;

A propos du film :


« Gasland » est un témoignage cinématographique sur les conséquences sociales et environnementales liées à l’exploitation massive, des gaz de schiste aux Etats-Unis par l’industrie pétrolière.

Primé en 2010 au festival du film indépendant de Sundance, « Gasland » a également été nominé aux Oscars 2011 dans la catégorie « meilleur documentaire ».
Sa sortie nationale en salles est prévue le 6 avril prochain.

Réservation obligatoire au : 01 53 85 69 04.

Audiovisuel

Les Socialistes, la culture et les médias : liberté d’expression, libertés fondamentales.

10/03/2011

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Pierre Haski, excusé, est remplacé dans cette conférence par Dominique Gerbaut, Président de Reporters Sans Frontières

La liberté d’expression et la liberté de création sont des libertés fondamentales de notre démocratie. Sylvie Robert et Patrick Bloche ouvrent la conférence  sur cette affirmation dans un temps de régression, de retour à un nouvel « ordre moral» dans la France de Nicolas SARKOZY.

Contre la définition si consumériste et individualiste de « la culture pour chacun » chère à Frédéric Mitterrand, nous revendiquons la culture comme l’expression d’un « vivre ensemble » où le regard particulier des artistes est nécessaire à notre compréhension du monde. Pourquoi alors tant d’artistes, ont-ils aujourd’hui des difficultés à montrer leur œuvres, ou tant de plasticiens, cinéastes, romanciers… se trouvent mis en cause ?

Agnès Tricoire expose le combat  que mène aujourd’hui l’Observatoire de la liberté de création de la LDH pour rappeler que l’œuvre d’art est une fiction, une représentation du monde sans « utilité », que les propos d’un roman ne sont pas ceux de son auteur. Théophile Gauthier, Flaubert et d’autres à leur époque ont été contraints à cette démonstration, sur laquelle se fonde encore Agnès pour plaider la défense des artistes. Aujourd’hui, plus que l’atteinte aux mœurs, c’est la défense des enfants qui est l’argument le plus fréquemment  opposé aux artistes.  N’est ce pas sous la pression d’une association « au nom de l’innocence des enfants » que le Ministère de l’éducation a retiré son soutien au beau et poétique film de Sébastien Watel –dont l’auditoire a pu apprécier quelques images ?

« Liberté de création des artistes, liberté d’expression des journalistes ».  Jérôme Bouvier et Dominique Gerbaut, reviennent sur la volonté de contrôle par le pouvoir politique qui s’exprime de façon encore plus caricaturale avec Nicolas Sarkozy, la France passant de la  11ème à la 46ème place dans le classement de RSF pour la liberté de la presse. C’est une situation de très grande tension politique. Paradoxalement, dans le temps où la plus grande transparence est exigée dans les médias, la limite vie privée/vie publique tendant à disparaître dans les émissions de télévisions, les journalistes ont de moins en moins de moyens pour mener des enquêtes de terrain ou pour couvrir en toute indépendance les conflits. Ils en ont perdu progressivement la confiance des citoyens.

Les intervenants  nous rappellent que les  journalistes attendent d’un retour de la Gauche au pouvoir des moyens qui leur permettront de garantir aux citoyens une information de qualité : redonner au CSA une vraie légitimité (composition élus/professionnels/citoyens) ;  couper les liens groupes de presses/groupes industriels vivant de la commande publique -situation particulière à la France- voire adoption d’une chartre par les journalistes eux-mêmes…

Ce débat sur la liberté de création et d’expression doit se poursuivre. Nous devons être vigilants, interpeller nos élus, refuser le décrochage d’œuvres. Mais plus encore que le soutien public aux créateurs, c’est l’éducation à l’art, à l’image, et aux médias qui donne aux citoyens la nécessaire distance critique et leur propre capacité de juger. Ce sera un élément central de notre projet pour 2012

Audiovisuel, Médias

Budget 2011 de la culture: la consolidation de la stagnation

10/03/2011

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I – La stagnation, voire la baisse réelle, au lieu du « bon budget » affiché par la communication gouvernementale

Le ministère de la culture et de la communication, une fois de plus, se félicite du budget dont il va disposer l’année prochaine. A l’entendre c’est un « bon budget : +2,1 % , est-il proclamé fièrement.

Ce chiffre serait d’autant plus remarquable que le budget global de l’Etat est frappé, comme on le sait, de la rigueur qui ne veut pas dire son nom : réduction du déficit de l’Etat de 7,8% du PIB en 2010 à 6%en 2011, PLF 2011 (projet de loi de finances) construit en application de la norme de dépenses « zéro valeur », soit la stabilisation en euros courants, baisse de 5% des crédits de fonctionnement, etc…
La réalité n’est évidemment pas aussi belle que l’on veut bien la décrire. Certes, le budget du ministère ne s’effondre pas, ou n’est pas frappé d’une baisse sensible, comme cela a pu arriver certaines années noires où la droite s’exerçait à l’un de ses jeux favoris, les coupes sombres dans le budget de la culture. Faut-il pour autant faire passer pour une victoire ce qui est au mieux la simple continuation de l’existant, alors que, au fil des ans, le budget de la culture est devenu un budget très contraint, bloqué par l’absence de mesures nouvelle significatives, incapable d’accompagner les évolutions majeures que connaît la vie culturelle et artistique? Faut-il, dans le contexte d’aujourd’hui, considérer comme la reconnaissance d’une priorité budgétaire le simple fait de ne pas subir des baisses drastiques, à l’encontre du sort subi par d’autres administrations ?
Qu’en est-il au juste, de ce budget 2011 ?
La communication gouvernementale a encore frappé, puisque la plupart des médias ont, en définitive, retenu que le budget de la culture augmentera de plus de 2% .Il n’en est rien, pourtant.
Le ministère annonce +2,1 % d’augmentation : il s’agit de l’ensemble du budget de la culture et de la communication (culture + audiovisuel public, cinéma…). Un peu moins fort déjà, il affirme : +1,1% pour la seule Mission Culture, qui concerne les dépenses culturelles au sens strict (et qui seule fait l’objet de la présente note). Ce chiffre fait donc apparaître une augmentation, même minime . Hélas, il est faux.

En effet, de 2010 à 2011 le montant global des crédits de la Mission Culture passe, en CP (crédits de paiement), de 2,676 Mds euros à 2,672 Mds, soit une baisse, certes minime, de …4 millions d’euros. Pour arriver à une hausse de +1,1% (discours du ministre, dossier de presse), le ministère y ajoute en fait 40 M euros de fonds de concours, ce qui fait effectivement +1,1%. Sauf qu’en 2010, il y avait 50 M euros de fonds de concours, non comptabilisés dans les 2,676 Mds cités plus haut. Donc petit mensonge eu égard à la faiblesse du montant de crédits en cause, mais à gros objectif symbolique : cacher lastagnation pure et simple.
Mais un autre fait est caché, la baisse réelle des crédits, car l’inflation est prévue à 1,5% en 2011, selon les chiffres officiels du ministère de l’économie et des finances. Donc, que ce soit +1,1% ou +0% (à 4 Millions d’euros près), il y aura baisse effective du budget de la Mission Culture en 2011 .
Précisions :
La maquette budgétaire du ministère a été modifiée d’une année sur l’autre, ce qui n’en facilite guère la lecture, ni la comparaison rétrospective. La logique technocratique de la LOLF aboutit ainsi à sortir le livre (BNF comprise) et les industries culturelles de la Mission » Culture », et à les envoyer à la Mission « Media, livre et industries culturelles »…Elle conduit aussi à regrouper l’ensemble des crédits de personnel des programmes « patrimoine » et « création » dans le programme « transmission des savoirs et démocratisation de la culture (incluant les fonctions de soutien). Elle autonomise enfin une action « archéologie », ce qui est une bonne chose.

Il est cependant à noter que les chiffres de 2010 sont « retraités », de sorte qu’ils n’expliquent pas les évolutions que l’on peut constater et dont il est rendu compte dans la présente note.
Pour information, le budget de l’Etat étant fixé en 2011 à 356,9 Mds en dépenses (avec charges de la dette et pensions), le budget de la Mission Culture représentera donc 0,75% de ce dit budget. Si l’on y ajoutait les activités qui viennent d’être transférées à la Mission Media et industries culturelles, qui peuvent être estimées à 245 M euros, le chiffre passe à 0,81%. Il fut un temps glorieux où….

La répartition des crédits entre les grandes fonctions du ministère

Comme on va le voir, le patrimoine, dont le montant global des crédits augmente (+1,6 %), s’en sort mieux que la création, condamnée à nouveau à la stagnation, donc au blocage. Ceci confirme l’observation déjà faite en 2010. Une hiérarchie des priorités est de fait introduite entre ces deux grandes fonctions.

Quant à » la transmission des savoirs et à la démocratisation culturelle », si les crédits de l’enseignement supérieur spécialisé sont préservés, l’action culturelle connaît une nouvelle baisse. C’est à cet aune qu’il faut juger le discours sur « la culture pour chacun »  qui se réduit à une pure et vaine réthorique,dès lors que les moyens dans ce domaine continuent inexorablement leur déclin, et ce depuis plusieurs années
Enfin,s’agissant des « fonctions de soutien », la RGPP conduit à la poursuite de la baisse des emplois et à la paupérisation de l’administration culturelle.

La programmation pluriannuelle des finances publiques (2011/2013) : la stagnation à perpétuité ?
Cette programmation pluriannuelle étant à présent un exercice budgétaire imposé, il est à noter, sans surprise, que, pour la Mission Culture, elle prévoit la stricte reconduction des crédits en CP : 2,70 Mds euros en 2011 et 2,70 Mds à nouveau en 2012, et 2,71 Mds en 2013 . Les 2,70 deviennent 2,67 Mds euros à périmètre courant (en conformité avec le chiffre cité plus haut).
Elle prévoit aussi environ 300 emplois en moins (297 ETPT) pour 2013 .
II – Le patrimoine

Le ministère affiche une hausse de +1, 6% pour l’ensemble des crédits du programme 175 patrimoine . C’est exact  : +13 M euros en CP d’une année sur l’autre. Mais tous les secteurs du patrimoine n’en bénéficient pas.
Les AE (autorisations d’engagement) de leur côté augmentent de 83 M en 2011, mais ils sont appelés à baisser de 60 M en 2012, et encore de 3,5 M en 2013 . L’explication d’un tel mouvement réside dans la programmation pluriannuelle d’opérations importantes, en hausse en 2011 avant de baisser logiquement ensuite, telles que le musée Picasso (4 M), le Fort Saint –Jean (12M), le MUCEM (fin de l’opération, 35 M), le quadrilatère Richelieu. (28 M).
1 - Le patrimoine monumental

Ses crédits baissent de 13 M euros en CP d’une année sur l’autre : de 391 M euros à 378 M euros .Onvoit mal dès lors ce qui justifie l’affirmation du ministère selon laquellele budget des MH est préservé à la hauteur du budget 2010 .
Rappelons qu’en 2009 le plan de relance avait permis une hausse de 100 M supplémentaires, hausse confirmée dans le budget 2010. Mais ce, après des années de baisse catastrophique, dont la droite au pouvoir porte seule la responsabilité, et le PS avait eu à cet égard l’occasion de dénoncer cette gestion calamiteuse du patrimoine. Il semble en fait que le ministère ait quelque difficulté à présent à maintenir ce niveau d’exigence atteint en 2010…
Les AE en revanche connaissent une hausse de 38 M euros (cf supra).
Les crédits de fonctionnement baissent de 17 M . Les crédits d’entretien des MH appartenant à l’Etat semblent strictement reconduits : il est dommage de ne pas poursuivre le mouvement positif de hausse de ces crédits engagé en 2010. La baisse concerne en fait à la fois les crédits de restauration des monuments nationaux et le domaine de Versailles.
Les dépenses d’investissement (MH appartenant à l’Etat) augmentent de 4 M euros , mais les crédits d’intervention( MH non Etat) stagnent (+0) : ce sont les collectivités territoriales et les propriétaires privés qui vont s’en réjouir…D’ailleurs la hausse des AE s’explique notamment par les travaux du clos et du couvert du quadrilatère Richelieu d’un montant de 28M en 2011 (4M en 2010).


2 – Les musées

Les crédits augmentent de 26 M en CP de 2010 à 2011, (de 345 M à 371 M euros) . Toutefois, cette hausse s’explique pour l’essentiel par l’augmentation des crédits d’investissement nécessaires à la construction du MUCEM, en partenariat avec les collectivités territoriales : 25 M en CP, 37 M en AE .
Le ministère a annoncé récemment, opération de communication à l’appui, un plan musées doté de 70 M euros,et ce pour les musées situés en régions. L’impression est ainsi donnée d’un sensible coup de pouce budgétaire en ce domaine, dont les collectivités territoriales ne pourraient que se réjouir. La réalité est moins glorieuse, là aussi. Certes les AE (crédits d’intervention déconcentrés, investissement) progressent de 22 M en 2010, mais les CP de seulement 2 M. Il s’agit d’un plan de 3 ans, et non pas de 70 M euros de plus par an. Ainsi, ces mêmes AE baisseront de 9 M en 2012 et de 20 M en 2013 (par rapport au montant 2010 ). En réalité, il s’agit d’un effort de rattrapage d’AE, très bas en 2010 par rapport aux CP : 4 M pour 16 M.. En CP, les crédits ne semblent pas destinés à croître de façon sensible.
Parallèlement, les crédits de fonctionnement des musées nationaux  subissent une baisse significative de 9 M au total. RGPP et contraintes budgétaires obligent, les musées de l’Etat sont mis au pain sec : -6 M pour le Louvre, -1 M pour le Quai Branly, – 3 M pour Orsay, -4 M pour le CNAC Georges Pompidou…
Les crédits d’achat d’œuvres d’art pour les collections publiques connaissent une nouvelle baisse de 2 M euros (de 18,5 M à 16, 5 M), alors que les moyens à ce titre sont notoirement insuffisants pour faire face aux besoins.

3 – L’architecture

Les crédits de l’architecture augmentent de 2,6 M . La hausse est due à la poursuite de l’atelier international du Grand Paris, à l’augmentation de la dotation de la CAPA (cité de l’architecture et du patrimoine), ainsi qu’à la mise en place des AVAP (aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine) qui se substituent aux ZPPAUP.


4 – Les Archives et célébrations nationales

Les crédits sont notamment destinés à poursuivre l’opération du site de Pierrefitte-sur-Seine :34 M en 2011, auxquels s’ajoutent les chantiers scientifiques, de premiers équipements et de déménagement (14 M ) . Avant 2011, 135 M avaient déjà été dépensés, et 25 M le seront encore après 2011 . Au total, l’opération coûtera 194 M euros .
Il est à noter que les crédits déconcentrés destinés aux équipements des archives départementales et communales baissent de leur côté de 0,5 M euros en 2011.
III - La création

Le ministère affiche une hausse de +1,7 %, pour l’ensemble des crédits du programme création. C’est exact, les crédits passent de 723 M à 736 M, soit +13 M en CP (et +31 M en AE). Il faut cependant aussitôt ajouter que ces moyens supplémentaires s’expliquent principalement par la hausse des dotations consacrées aux seuls arts plastiques, et pas du tout au spectacle vivant, et qu’en outre c’est le lancement ponctuel de l’opération du Palais de Tokyo qui rend compte pour l’essentiel de cet effort particulier fait en direction de ce secteur.
Pour le reste, la rigueur budgétaire demeure apparemment l’horizon indépassable du ministère …
1 - Le spectacle vivant

Le ministère annonce « une stabilisation » en CP (en clair +0%) des crédits relatifs au spectacle vivant . Toutefois, lorsqu’on regarde les chiffres agrégés (et retraités) de 2010 et 2011 issus du document budgétaire transmis au Parlement, une baisse globale de 3 M apparaît pour les CP: de 666,5 M à 663,4 M très exactement. Dans ce total, les dépenses de fonctionnement (c’est à dire les subventions aux grands établissements publics nationaux) augmentent de 1,7 M, les dépenses d’investissement (travaux sur les bâtiments de ces mêmes établissements nationaux) augmentent de 2 M , tandis que les dépenses d’intervention (c’est à dire principalement les subventions aux labels et aux équipes de création) diminuent de 7 M: de 369,2 M à 362,4 M.
Mais cette baisse ne paraît pas confirmée dans les éléments détaillés qui sont donnés dans le reste du document, où en effet la stricte reconduction des crédits d’intervention prévaut…Ce n’est pas la première fois que le budget du programme création pêche par son opacité, qui rend particulièrement ardue son analyse.

Quoiqu’il en soit, la baisse est avérée, compte tenu de l’inflation prévue à 1,5 %.
Le ministère affiche aussi une hausse des AE de 2,9 %, soit plus +19 M euros: ceci s’explique par le lancement des opérations d’investissement concernant la Comédie Française, l’Opéra Comique, et Chaillot . En 2012, les AE du spectacle vivant sont appelés à baisser de 28 M, par non reconduction des AE inscrites en 2011 pour ces projets de travaux.
Etablissements publics nationaux. C’est simple, c’est la stricte reconduction de la dotation de fonctionnement, soit 0% partout, pour tous les établissements publics (Comédie Française, Opéra de paris, Colline etc.)..Un montant de 0,5 M apparaît en plus d’une année sur l’autre, résultant du transfert de la dotation du CNV (centre national de la chanson, des variétés et du jazz) sur « l’action 01» spectacle vivant.

Dépenses d’intervention : Il s’agit donc des moyens dévolus aux labels (CDN, CCN scènes nationales, orchestres, etc.) et aux équipes de création (compagnies et ensembles dans le théâtre, la danse, la musique…). Une dotation globale de 362 M est allouée, soit la reconduction pure et simple.
Elles concernent d’une part les aides, fort diverses, allouées au niveau central, pour 61 M euros: aides à certaines équipes de création et à certains festivals importants (Avignon, Aix…), à des lieux (Théâtre ouvert, Rond Point etc.), à la structuration et l’économie du spectacle vivant, au fonds de professionnalisation (issu du protocole de 2006 sur l’indemnisation du chômage des intermittents, et maintenu à 5 M) etc…
Elles concernent d’autre part les subventions au fonctionnement et aux activités allouées sur crédits déconcentrés ainsi que les subventions d’investissement pour l’aménagement ou la construction de lieux et salles. Le montant des crédits déconcentrés est de 277 M euros.
Dans le détail, comparaison de 2010 à 2011:
+0 pour CDN (58 M), CCN (13 M), centres de création musicale (3 M), SMAC (6,6 M)
+0,7 M pour les scènes nationales (51,3 M)
-0,5 M pour les orchestres permanents ( 22 M)
-0,7 M pour les scènes conventionnées (10 M)
+0,1 M pour les centres chorégraphiques (1,7 M)
-0,2 M pour les opéras en régions (28 M)
+0 pour les équipes de création (48 M), dont 39 pour les équipes conventionnées, et 9 M pour les équipes non conventionnées (8,87 M exactement)
Les « autres lieux » (Garonne, Bastille, Maison de la Danse de Lyon, etc..) reçoivent 22 M, la variation de la classification ne permettant pas une comparaison certaine d’une année sur l’autre, et il en va de même à cet égard pour le cirque et les arts de la rue .
S’agissant des subventions d’investissement, le montant varie peu en CP, 22 M, soit -0,5 M, comme en AE, 23 M, soit -0,9 M.
2 - Les arts plastiques

Les crédits augmentent de 13 M, principalement, on l’a vu, en raison du lancement du Palais de Tokyo : ils passent de 57 M à 73 M en CP.
Le Palais de Tokyo bénéficie en dépenses d’investissement, de 13 M en CP (soit +12 M), et aussi de 3,7 M en dépenses d’intervention pour la société en charge de son fonctionnement. Tant mieux pour cette opération parisienne, quoique l’on puisse une fois de plus regretter que le soutien de la culture en région ne bénéficie presque jamais d’opérations aussi importantes.
Les aides sont aussi en hausse pour les crédits centraux (Jeu de Paume, salons, compensation à l’ACOSS (protection sociale des artistes).
Il en va de même pour les FRAC, et c’est un autre point positif de ce budget: +1,4 M pour leur fonctionnement, et dont le nombre passe de 19 à 22. Par contre, les aides baissent pour les centres d’art: -1,3 M, et on ne peut s’empêcher de penser que l’on donne à l’un ce que l’on prend à l’autre. Le nombre des centres d’art répertoriés, principalement aidés eux aussi par les collectivités territoriales, diminue d’ailleurs de 9, passant de 57 à 49, sans que l’on nous explique pourquoi. On sait du reste que ceux-ci ont fait l’objet d’une mission d’inspection, et que le ministère entend définir plus précisément leurs objectifs et leurs missions: avec moins d’argent sans doute?


IV – La transmission des savoirs et la démocratisation de la culture

1 – L’enseignement supérieur, l’éducation artistique et culturelle, l’enseignement spécialisé.
Les crédits de l’enseignement supérieur spécialisé sont en hausse de 3% : c’est un point positif. Ils augmentent tant pour le fonctionnement des établissements (écoles d’architecture, ESNBA, CNSM, etc.) que pour l’investissement.
Il faut en revanche déplorer la baisse des crédits destinés aux bourses : -1,5 M euros (élèves des écoles d’architecture, des écoles d’arts plastiques, des Cefedem ).
Les crédits destinés aux écoles d’arts plastiques, principalement financés, il convient de le rappeler, par les collectivités territoriales, sont en stricte reconduction (12,5 M euros), donc baissent compte tenu de l’inflation.
Par contre, et contrairement à ce qu’affirme le ministère, les crédits de l’éducation artistique et culturelle baissent de 2 M euros : de 33,5 M à 31,5 M, selon le document budgétaire transmis au Parlement.
L’enseignement spécialisé, c’est-à-dire en fait les établissements d’enseignement de la musique, de la danse et du théâtre, sont eux aussi en stricte reconduction (29,5 M) , donc aussi en baisse eu égard à l’inflation. Que les collectivités territoriales assument n’est-ce pas, faut-il lire entre les lignes, d’autant que ces crédits ont vocation à être décentralisés, en application de la loi de 2004 , qui précisément, peine à être appliquée. On comprend pourquoi ces crédits sont en baisse ou en stagnation depuis lors…

2 - L’accès à la culture

Il s’agit des crédits destinés aux cultures spécifiques, aux pratiques amateurs, aux actions de politiques territoriales, aux nouvelles pratiques culturelles.
Le dossier de presse ministériel annonce que ces crédits augmentent, mais le document budgétaire transmis au Parlement fait état d’une baisse, qui varie d’ailleurs curieusement selon les pages : de 1,5 M à 9 M, en passant par seulement 4 M, si l’on ose dire.
Dans le détail, les pratiques amateurs perdent officiellement 1,5 M, et les publics spécifiques 0,9 M, mais peut-être plus, allez savoir… Les nouvelles technologies gagnent en revanche 0,8 M, en phase avec les annonces ministérielles sur la priorité au numérique. En outre, 1,5 M euros sont consacrés à l’agence et l’année de l’outre mer.
3 - l’action culturelle internationale

Les crédits baissent, d’une année sur l’autre, de 8,5 M euros ; de 17,5 M à 9 M . Cette baisse pourrait s’expliquer par le fait qu’une part importante des moyens destinés à la promotion des industries culturelles françaises à l’étranger et à la coopération technique culturelle (fonds sud par exemple) ont été transférés à la Mission Media. Pourtant, il est bien précisé dans le document budgétaire que les chiffres ont été « retraités » d’une année sur l’autre. Alors ? Il est peut-être significatif de noter que le dossier de presse ministériel ne donne aucune indication sur l’action culturelle internationale. Bref, en l’état des documents disponibles, il n’est pas possible de donner un commentaire définitif sur cette action.
4 – Les fonctions de soutien du ministère
Ils regroupent l’ensemble des crédits de personnel et de fonctionnement courant.Ils baissent de 17 M d’une année sur l’autre : de 744 M à 727 M.
La RGPP est passée par là. Bien évidemment, pour le pouvoir, il y a tout lieu de s’en réjouir : la réduction du nombre des fonctionnaires et la rationalisation des moyens sont le viatique du pouvoir pour ce qui est de sa gestion de l’Etat. Certes, on ne saurait refuser l’amélioration du fonctionnement du service public et les économies de gestion, dès lors qu’elles sont pertinentes. Mais en l’espèce, tous les agents du ministère et les acteurs de la vie culturelle le constatent : la paupérisation de l’administration culturelle s’accroît dangereusement, contribuant à menacer la bonne exécution du service public culturel, et aussi à démoraliser les agents, pour la plupart attachés à leurs missions.

En application des schémas d’emplois 2010 et 2011, le ministère perd 83 emplois en équivalent temps plein. Le plafond d’emplois du ministère se situera donc à 11 413 emplois ETPT, équivalent temps plein travaillés)
Les dépenses de fonctionnement des crédits déconcentrés, les DRAC , sont diminués de 16 M euros. L’explication réside notamment dans le transfert aux préfets de région des moyens de fonctionnement et des loyers des DRAC et des STAP (services territoriaux de l’architecture et du patrimoine). Reste à savoir si l’autonomie de l’administration culturelle ne s’en ressentira pas…Une économie de 6% est aussi réalisée, nous explique-t-on avec fierté, sur les dépenses courantes (fournitures de bureau, parc automobile…).


V – Eléments sur la Mission Medias et industries culturelles

La précédente Mission « Medias » devient la Mission « Medias et industries culturelles », et le programme 180 »presse » devient le programme « presse, livre et industries culturelles ».
Si les crédits du ministère augmentent globalement, permettant au ministère de faire croire au « bon budget », c’est parce que les mécanismes d’alimentation des budgets de l’audiovisuel public et du cinéma sont en hausse, et non pas grâce à la politique du gouvernement.
Ainsi , le budget de l’audiovisuel public augmente du faitque la CAP (contribution à l’audiovisuel , ex-redevance) passe de 121 à 123 euros, du fait de son indexation sur l’inflation.

De même, le budget du CNC avoisinera 750 M euros en 2011. La bonne fréquentation en salles (+6,5 M de recettes de taxe sur le prix des places de cinéma, sur la base d’une hypothèse de 190 M d’entrées), la croissance du chiffres d’affaires des distributeurs de service de télévision, la progression espérée de la taxe video/VàD (+6,3 M) expliquent cette hausse attendue.

S’agissant du livre et de la lecture, on peut d’ores et déjà dire que la BNF, pour changer de Mission d’affectation, ne change pas pour autant de logique budgétaire. Ses moyens de fonctionnement, comme ceux des autres grands établissements publics nationaux, sont à la baisse : de 208 M à 206 M soit, -1% .
Il est enfin à noter que l’HADOPI bénéficiera d’une subvention de 12 M euros en 2011.

Audiovisuel, Médias, Patrimoine, Spectacle vivant

Réunion de la Section Culture du 7 Mars 2011

09/03/2011

hiphop

L’Assemblée Générale de la section Culture a eu lieu salle Jean Poperen au 1er étage du PS  avec pour thème central :

DIVERTISSEMENT CONTRE CREATION ?

Bruno Laforestrie, patron de Générations FM et de Hip Hop Paris, défenseur des cultures émergentes et fin analyste de la situation culturelle actuelle, était notre invité.

Le débat dresse un panégyrique des nouvelles formes de création et de diffusion, mais très vite il  dépasse les enjeux impartis au sujet.

Pour Bruno Laforestrie, il faut éviter que La France devienne à l’échelle du monde une sorte de Rocher de Monaco, retranché dans les soubassements d’une culture dont les modes de fonctionnements deviendraient progressivement anachroniques face aux évolutions en cours.

Il pense que le fonctionnement de la SACEM et de la SCAM est à revoir :

Certains artistes deviennent des rentiers quand d’autres, beaucoup plus nombreux, sont peu ou pas rémunérés par des modes de redistribution mal adaptés.

D’après lui, il serait possible de jouer sur la part réservataire publique pour mieux financer la musique. En effet, seulement 6 à 7 % des ventes reviennent aux artistes et n’offrent que quelques centimes dans le cas du numérique.

N’est-on  pas entrain de constituer des musées virtuels de la réalité ?

Le budget culture représente 11 milliards d’euros. Doit-on se cantonner à la gestion patrimoniale en consacrant 1% du PIB à la culture et en créant plus de dette.

Il rappelle que le secteur public reçoit 200 millions d’euros alors que la suppression de la publicité à créé un vide de 300 millions d’euros.

Il y a eu une externalisation de la production française vers les productions privées. C’est un axe de réflexion majeur entre divertissement et création.

La question de la constitution d’un patrimoine culturel se pose, celui d’un soft power non uniquement tourné vers la francophonie… la question de la réputation de la France dans le monde se pose alors.

Dans la salle, une militante intervient pour aborder le problème des scénaristes en France. “Il y a dit-elle une reconnaissance réelle des auteurs et des réalisateurs quand les scénaristes sont insuffisamment protégés et reconnus. Le Rapport du Président de France Télévision est édifiant sur la production. Pourquoi n’est-on pas en mesure de créer des séries de la qualité, des meilleures séries américaines ? Les scénaristes n’ont pas toujours les “moyens” de travailler.

La création doit-elle avoir lieu en circuit ouvert ou fermé ?”

Pour Bruno Laforestrie, c’est là toute la question de la stratégie de l’audiovisuel extérieur :

Il cite l’exemple de Haïti où plus un jeune ne parle le Français. Il n’y a pas de bouquets adaptés, les chaînes françaises sont souvent payantes quand les contenus étrangers du câble sont principalement gratuits.

La première chaîne française au monde est Trace TV elle vient souvent en premier choix en Afrique, mais paradoxalement elle est aussi devenue anglo-saxonne (comme en Afrique du sud).

Un autre militant prend la parole pour signaler que ce qui existe dans la culture existe dans toutes les industries, y compris dans l’agriculture. La disparition des petits producteurs au bénéfice de grands groupes. En outre, il aime à rappeler que L’Art, la Culture et la Communication sont souvent amalgamés.

Il évoque le problème de la gratuité requise pour les artistes quand ils sont invités à diriger un atelier dans les écoles publiques.

Bruno Laforestrie pense qu’une Asphyxie est à prévoir s’il n’y a pas de réponse réactive de notre part.

Il constate aussi le problème des chaînes privatisées qui ne respectent pas leurs cahiers des charges. Quand 20% d’œuvres françaises sont demandées, on n’en réalise que 1%.

Il pense aussi qu’il y a de grands curseurs sur lesquels il faut jouer pour réduire les grands clivages. Si on reste en interne, rien, ou presque, ne changera.

Par exemple : Canal plus qui produit beaucoup de films.

Canal satellite devrait être un service public.

La création doit s’accompagner de régimes juridiques dans lesquels elle s’opère ainsi que la distribution et le financement par le biais du CSA, CNV et du CNC.

Une redistribution démocratique paraît indispensable. Les marges de manœuvres sont de 20 à 30%.

Face à une politique visant à faire disparaître les petits producteurs ceux-ci doivent s’unir. Des 90 sociétés de production actuelles va t-on aller vers 5 à 6 à terme ?

Le grand problème tient à une capitation publique importante qui ne bénéficie que d’une redistribution minimale à l’aune d’un choc systémique avec la civilisation digitale.

Par ailleurs, le choc avec le secteur privé internet risque de tourner à l’avantage des entreprises comme Google si on ne fait pas les anticipations nécessaires.

Le peu de renouvellement des élites culturels créé une production endogamique qui ne correspond pas aux aspirations réelles du public.

Il faut injecter du sang neuf, ouvrir les équipes et financer la jeune création.

Le regard actuel est trop ethno-centré alors qu’il faut davantage faire le pari européen ou mondial. Les outils techniques et technologiques pour ce faire existent. Il faut se tourner vers ces domaines et cela demande de grandes décisions politiques.

La présence conjuguée d’Hadopi et la Sacem crée des tiraillements qui risquent de provoquer une explosion du système si de bonnes pratiques ne sont pas mises en place. Oui aux créateurs, non à une forme de rente exagérée pour certains d’entre eux…et ce dans tous les domaines de la création.

Il y a une frustration actuelle qui risque de pousser nos meilleurs créateurs à s’expatrier.

Nous disposons de moyens de pressions, notamment dans l’utilisation faite des NTIC et du pouvoir symbolique des professions concernées. L’ISF représente à ce titre 4,7 Milliards d’euros… (Les spécialistes de la cour des comptes s’inquiètent de cette situation… ).

Des questions éthiques se posent également. L’exemple des Bouches du Rhône demande une clarification nécessaire qui sera exemplaire à l’échelle du pays.

Il y a de manière générale très peu de contrôle démocratique sur les institutions et moyens mis en œuvre.

Wikileaks a fait bouger la diplomatie…

Le CAC 40 ne génère pas les impôts qu’il devrait génèrer, puisque l’on est souvent aux alentours de 5% d’imposition… Complexité des contrôles est partout.

1% des créateurs sur 3 millions vivent bien face à une grande majorité de précaires. Là aussi une impulsion politique majeure est nécessaire.

Serons-nous une sorte de Brésil vis-à-vis de l’Europe ?

Internet est un vecteur générationnel susceptible de relancer la création.

Le monde culturel doit accompagner ces transitions.

C’est un sujet central qui concerne tout le monde.

Le parti socialiste doit émettre des propositions audibles.

Il doit se prononcer sur les deux sujets majeurs que sont

  • le digital et
  • les cultures émergentes.

  • Facebook a tué Ben Ali… Il serait souhaitable d’étendre cette problématique à la jeunesse pour lui permettre de sortir de son état actuel de soumission : durablement faire dialoguer de leur culture à l’extérieur.

Dans le contexte des primaires, la stratégie digitale revêt une importance particulière.

Un million de personnes doivent voter ofrant ainsi une ouverture à la société civile.

Nous devons répondre de manière adaptée aux problématiques ambiantes.

Nous disposons de possibilités bien réelles qui ne se représenteront pas si fréquemment.

Un militant intervient pour nous faire part de son idée de substituer au débat sur l’identité nationale, celui du dialogue des cultures et de la célébration du vivre ensemble, du métissage, sinon nous irons vers une aggravation des violences et de la peur. La France est un pays d’immigration de toute éternité. Il y a une responsabilité de l’audiovisuel public et du politique dans cette perception des choses.

Il nous rappelle que chaque année 100 000 élèves sont rejetés par le système scolaire, et 10% ne sont pas scolarisés. Que faire ? Il faut souhaiter l’irruption d’un mouvement culturel de l’ampleur de la Movida. 80% des gens sont sur Facebook, soit 20 millions de personnes !

Bruno Laforestrie lance que plutôt que de prôner l’égalité réelle, il faudrait clairement se prononcer contre les inégalités réelles.

Il s’inquiète :

“L’élection sera faite le 1er octobre ou presque. Ses thématiques seront posées… Il est important de constater l’usage que fait le Front National d’internet, relayé par des milliers de bloggeurs. En matière de groupes de pression ils ont trois ans d’avance.  On sent l’irruption d’une violence symbolique. Il est indispensable de ne pas laisser cette tendance à la ségrégation et la violence avancer des thèses qui pourraient morceler la société”.

Enfin il nous propose deux références bibliographiques :

« Bug made in France » ou l’histoire d’une capitulation culturelle d’Olivier Poivre d’Arvor

« Mainstream », Enquète sur cette culture qui plaît à tout le monde de Frédéric Martel

Audiovisuel, Hadopi, Section culture

Réunion de la Section Culture le 7 Mars 2011

04/03/2011
Cher(e) camarades, je suis heureux de vous convier à la prochaine réunion de la Section Culture qui se tiendra de 19h à 22h le lundi 7 Mars , à Solferino , dans la salle du 1er étage ( qui ne porte pas encore de  nom).
Le thème central de discussion autour duquel s’articulera la réunion est celui du divertissement contre la Création qui constitue clairement  l’un des marqueurs de la politique de la  Droite envers la Culture.
En privilégiant ce qui est reconnu et institutionnalisé, en arbitrant toujours en faveur du moindre risque et du plus consensuel, la politique  actuelle sape le fondement même de la culture , sa capacité de renouvellement par la création.
Bruno Laforestrie qui est une figure  bien connue des nouveaux media , président de  Hip Hop citoyens  ( http://hiphopcitoyens.com/) et qui est pleinement  immergé dans les questions de  création urbaine et de mixité,viendra nous faire part au cours de cette réunion de sa perception de la question et ouvrira nos débats sur ce sujet central de la culture et de la création.

Merci de vous libérer pour cette réunion qui inaugure notre nouveau cycle de réunions .

Amitiés Socialistes

Jean-Paul Bessières -Orsoni

Secrétaire de la Section Culture

Non classé, Section culture, Spectacle vivant

Carnet

04/03/2011

Christian Le Guillochet, qui précéda François Adibi au poste de secrétaire de notre section Culture, fondateur du Lucernaire avec sa femme Luce Berthommé, s’est éteint le 10 février 2011. Son  fils, Thomas-Tavé, 17 ans, est à présent orphelin. Pour ceux qui l’ont connu, n’hésitez pas à vous manifester !

Section culture

« Culture pour chacun » : une drôle de musique pour tous ? »

03/03/2011

Vendredi 4 mars 2011 à 17h00

Odéon Théâtre de l’Europe

L’Odéon Théâtre de l’Europe, ouvre ses portes à Futurs Composés, réseau national de la création musicale à l’occasion d’une table ronde « Culture pour chacun : une drôle de musique pour tous ?». La rencontre se tiendra dans le salon Roger Blin vendredi 4 mars 2011 à 17h00. La création musicale concentre parfaitement toutes les questions qui se posent autour du débat ouvert par le Ministère de la culture et de la communication intitulé « Culture pour chacun » devenu « Culture pour tous » et « Culture partagée ». C’est à ce titre que Futurs Composés se propose d’organiser un débat.

La musique est un champ culturel qui va des expressions les plus populaires jusqu’aux musiques savantes :

> Comment se pose la question de l’intimidation sociale ?

La musique nécessite un apprentissage :

> Quels enjeux pour les questions de la transmission et de la démocratisation ?

La musique est au coeur des nouvelles technologies et sa production comme sa diffusion en dépendent :

> Le numérique et les réseaux. La circulation et l’économie.

Ainsi, les questions de démocratisation, d’intimidation, de la place des cultures populaires comme celle des enjeux du numérique résonnent particulièrement avec le monde de la musique. C’est pourquoi Futurs Composés a pensé utile de poser les bases de ce débat avec des professionnels de ce champ disciplinaire et avec ceux qui réfléchissent plus largement sur le monde et son devenir :

> Bernard Cavanna compositeur et directeur de conservatoire

> Arnaud Merlin producteur radio

> Ivan A. Alexandre musicologue et journaliste musical

> Denis Bertrand sémioticien

> François Flahault philosophe

> Gustave Massiah économiste

> Jean Lambert-Wild auteur et metteur en scène

> Alain Brunsvick – sous réserve DGCA – Direction Générale de la Création Artistique

> David Jisse animateur du débat, directeur d’un Centre national de création musicale, producteur radio et vice président de Futurs Composés.

Sous réserve de modifications.

Ce débat se propose d’être le début d’une réflexion plus approfondie sur ces nouveaux enjeux de la culture.

|| Réservation indispensable auprès de Futurs Composés : contact@futurscomposes.com ||

Informations pratiques

Entrée libre.

Date et horaire : vendredi 4 mars 2011 à 17h00

Adresse : Salon Roger Blin, Odéon Théâtre de l’Europe, place de l’Odéon – 75006 Paris

Métro : Odéon, ligne 4 et ligne 10

Futurs Composés, réseau national

Audiovisuel, Culture en luttes, Spectacle vivant