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Archives pour la catégorie ‘Culture en luttes’

Réflexions sur l’ITW du Président de France Télévisions au Figaro

16/03/2009
Extraits de l’ITW de Patrick de Carolis au Figaro daté du 14 mars 2009 (certains passages ont été soulignés par nous): .. Nous devrions arriver à un accord avec l’État actionnaire sur le plan d’affaires d’ici à fin mars. Damien Cuier y travaille activement et quotidiennement. Puis nous présenterons la réorganisation en entreprise unique à nos salariés et aux partenaires sociaux dans la première quinzaine d’avril. Nous avons une période légale de quinze mois pour définir un nouveau statut social. La période de négociation qui s’ouvre est cruciale pour France Télévisions. En accord avec l’État actionnaire, nous voulons éviter le traumatisme d’un plan social. Je le répète, il n’y aura pas de plan social. En revanche, nous mettrons en place un dispositif de départs anticipés à la retraite fondés sur le volontariat. Selon la photographie statistique de l’entreprise, 900 personnes pourraient entrer dans ce cadre, soit environ 10 % de nos effectifs permanents. Dans le plan d’affaires, il est envisagé que les économies de structures et de coûts de production permettent notamment de compenser le coût de la transformation interne. Compte tenu de nos efforts et de l’évolution des recettes publiques, nous sommes convenus avec l’État actionnaire que 2011 sera la date du retour à l’équilibre opérationnel…

Réflexions:

 

Le Président de France Télévisions (FT) mentionne le terme d’Etat Actionnaire en oubliant que FT n’est pas une société cotée en bourse et que si actionnaires il y a, ce sont les millions de contribuables payant la redevance dont font partie les salariés de France Télévisions..

Le Président de Carolis peut arguer une nouvelle fois qu’il n’y aura pas de plan social alors qu’en direct et depuis plusieurs mois déjà, FT l’organise en se moquant des jugements pour lesquels la holding a été condamnée, violant donc la loi.

En effet, ne respectant souvent pas le code du travail en matière de contrats de CDD, FT a été condamné des dizaines de fois par les Prud’hommes de tout l’hexagone à requalifier des salariés intermittents en CDI et comme riposte à ces décisions légales, FT licencie sans indemnités des salariés pour refus de signer des contrats à temps partiel alors que les jugements ne mentionnent pas ce temps partiel, ou simplement parce qu’ils refusent des mutations d’office!!

FT transforme donc en fautes graves de simples problèmes juridiques et en profite pour faire du chiffre en matière de départs volontaires: l’ensemble des syndicats de FT, toutes tendances confondues, ont dénoncé dans un tract daté du 26 septembre 2008  les effets retors de ces manipulations scandaleuses des Commissions Paritaires par la direction de FT.

Et que dire de la situation des centaines d’intermittents qui ont régulièrement travaillé pour FT dont l’engagement a été rompu unilatéralement et qui se retrouvent en fin de droits sans aucune autre possibilité que de changer de métier pour pouvoir survivre.

Mais comme dirait notre Président de la République: « En matière de réformes, nous n’avons pas vocation à faire de l’aménagement du territoire!! »

Non faire de la politique sociale suffirait amplement.

Depuis sa nomination, Patrick de Carolis répète à l’encan que 900 personnes pourraient entrer dans le cadre de départ volontaire alors qu’à ce jour, selon les syndicats, environ seuls une quarantaine de salariés ont accepté un départ volontaire..

Mais l’important est de faire croire à « l’état actionnaire » qu’il respecte ses engagements de 2007 et maîtrise son navire alors que tout va à vau-l’eau depuis longtemps et que pleuvent sans discontinuer les jurisprudences au bénéfice des salariés qui attaquent FT; l’important pour lui étant surtout, surtout de gagner du temps jusqu’à août 2010, date de la fin de son mandat de président.

.. «S’il n’y avait pas eu l’arrêt de la publicité, je suis certain que TF1 et M6 afficheraient des baisses de recettes non pas importantes mais vertigineuses.» ..

RAS, tout est dit.. Le Service public sert donc la soupe au privé!

.. Mon mandat se termine en août 2010. Cela me laisse le temps de mener à bien cette réforme. C’est le premier point. Le second, c’est qu’il faut avoir une vision qui dépasse mon mandat. Il me semble qu’un manager qui ne dessine l’avenir de son entreprise qu’à l’horizon de ses propres échéances n’est pas un bon manager. Cette réforme, je l’ai voulue, je ferai donc ma part et je la mènerai à son terme car le calendrier me le permet.

A rapprocher de la phrase ci-dessus: « Compte tenu de nos efforts et de l’évolution des recettes publiques, nous sommes convenus avec l’État actionnaire que 2011 sera la date du retour à l’équilibre opérationnel… »

Comme disait Charles Pasqua, du temps de sa splendeur: « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.. »

Et le Président de France Télévisions semble croire qu’on le croit sur parole..

Voire!

Alain SCHLICK

Audiovisuel

Un théâtre et des associations culturelles en danger

13/02/2009

extrait du mail de l’équipe du Théâtre du Pays de Morlaix [NDRL]

L’association Théâtre du Pays de Morlaix – Scène conventionnée Théâtre en territoire, comme plusieurs associations artistiques et culturelles oeuvrant sur le territoire, s’est vu signifier par la Ville de Morlaix une très forte baisse de sa subvention : moins 40% en 2009 !
Concernant le Théâtre du Pays de Morlaix la programmation de spectacles, les actions de sensibilisation et d’initiation, le soutien à la création artistique que nous aurions dû proposer au public au cours de cette année 2009 sont fortement remis en question. Les apports des autres collectivités publiques, dans le cadre du projet de notre Scène conventionnée Théâtre en territoire, sont également en suspens…
Merci de prendre connaissance de la pétition que les acteurs culturels du Pays de Morlaix vous proposent de signer et de rester vigilants à nos côtés ! (lien en page d’accueil)

Culture en luttes, Spectacle vivant , ,

Pour info : Appel du Synavi

10/02/2009

Le Synavi Ile-de-France appelle au rassemblement et à la mobilisation la plus large en réponse à l’actualité liée au monde de la culture et du spectacle vivant.
Vendredi 13 février 2009 à partir de 18h30
à la Maison des réseaux – 221 rue de Belleville – 75019 PARIS

Culture en luttes, Spectacle vivant

Analyse de deux discours de Nicolas Sarkosy à propos de la culture : ou la lutte contre les corps intermédiaires

07/02/2009

C’est peut-être dans le domaine culturel que le citoyen Sarkozy révèle l’aspect le plus réactionnaire de sa pensée et il y a tout à craindre de ce Conseil pour la Création Artistique présidée par le président qui n’a d’autre justification que celle de passer outre les rouages républicains, de dynamiter les « corps intermédiaires» qu’il semble détester et qu’il fustige à longueur d’interventions.

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En effet, sitôt qu’il parle de culture M. Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa retrouve ses racines aristocrates pour inscrire son action dans la lignée des rois de France : « Le roi de France doit oublier les querelles du Duc d’Orléans » dit-il à Nîmes pour justifier son « obsession » de ce qu’il appelle « l’ouverture », on pourrait dire sa délectation à débaucher des personnalités « de gauche » pour appliquer sa politique. Quant au discours de présentation du Conseil pour la Création Artistique il s’inscrit d’emblée dans la lignée de « Charles V et de François Ier, prometteurs et protecteurs des arts » et des « princes » (sic) qui ont passé commandes aux artistes.

Confondant État et chef de l’État, M. Sarkozy ne cite jamais la République, ni la Nation. Celui qui devrait être le garant du respect de notre constitution, de nos institutions, critique ouvertement le ministère de la culture qu’il décrit comme « inépuisable (sic) en linéaires d’étagères où s’entassent les rapports» et son action : « L’État n’arrive pas à faire des choix et à assumer ses responsabilités », il se montrerait incapable de « discerner la qualité » des oeuvres. Le président de la république se plaint de « l’immobilisme » de l’administration, de ces corps intermédiaires à qui il semble vouer une haine toute personnelle : « vous êtes beaucoup plus conservateurs que les Français » dit-il à l’auditoire de Nîmes, et il commente à Paris : « il en faut de l’énergie pour que les choses bougent !».
Monsieur Sarkozy s’étonne de ce qu’on lui résiste « même en tant que Président de la République » quand des fonctionnaires lui déconseillent de se lancer dans un projet hasardeux, à Nîmes il lève les yeux au ciel en évoquant les « débats » démocratiques, à Paris il affirme : « c’est à moi de donner un coup de pied dans la fourmilière, c’est à moi de bousculer les choses », et justifie la création de son joujou de la sorte : « Moi je peux le dire parce que je ne m’inscris pas dans les guichets. Ma parole est plus libre que celui qui produit (sic), qui doit faire attention à ce qu’il dit (sic) parce qu’il retrouvera au coin du chemin de la création celui dont il a pu critiquer l’institution ou la politique ».
On notera au passage dans cet avertissement grave lancé aux artistes, dans cette injonction à se taire et à l’auto censure, une substitution de sa propre personne à l’appareil républicain, une nouvelle confusion entre le corps du chef de l’État – « celui qui »- et les institutions de ce qu’il ne peut, ne veut jamais nommer tant il l’exècre : la République.
On notera aussi qu’issus certes du monde de la culture, les membres du Conseil pour la Création Artistique ne sont pas –à une exception près- des créateurs, mais des gestionnaires.

Au milieu des lapsus et autres mal dits, dont la perle est dans doute cet énoncé : « Pour que le service public puisse se mettre au service du service public » (sic !!!), d’approximations et de confusions ( telle celle probablement opérée au sujet des « Maisons de la culture » à qui il reproche d’être fermées le dimanche et le soir (?!) : il faut donc sans doute entendre ‘bibliothèques et médiathèques’ puisqu’elles doivent « se mettre à l’ère du numérique et devenir des espaces de partage du savoir » ouvertes sans l’entrave que représente à ses yeux le « statut » des employés qui y travaillent), le Président du Conseil pour la création Artistique lance des idées en toute méconnaissance des problèmes qu’il aborde. Filmer l’exposition Picasso ? Quid des droits de reproduction à payer aux institutions étrangères et aux particuliers prêtant les œuvres ? Construire des équipements « publics » au sein des établissements scolaires « afin que les élèves puissent entrer en contact avec des arts et des artistes » comme si ce n’était pas déjà la mission des théâtres publics et des musées nationaux. Créer un musée de l’histoire de France, comme s’il n’existait pas déjà : aux Archives nationales. (Mais le détail sémantique du passage de ‘national’ à ‘de France’ n’est sans doute pas anodin).

Finalement l’action culturelle qu’annonce la Président de la France (et non de la république) n’a qu’un axe : le BTP. Avec l’architecture élevée au rang d’ « art populaire par expression (sic), puisqu’on n’a pas à prendre de ticket, ça n’a pas besoin de volonté, c’est dans la rue » (est dont ‘populaire’ ce qui s’aborde passivement), avec la rénovation du patrimoine public et privé, avec l’édification de lieux de spectacles dans les établissements scolaires et universitaires, le BTP sera la gagnant du plan ‘culturel’ présidentiel et on le sait « quand le bâtiment va, tout va ».
Quant à la création artistique ? « C’est très difficile » dit-il, alors il ne dit rien, sinon deux leitmotiv qui courent au fil des discours : «excellence» et «évaluation» et une même phrase goguenarde « pour avoir sa première subvention c’est homérique, mais ensuite on est quasiment assuré de la conserver ». Il faut savoir écouter ce qui est parfois prononcé à mi-voix : « aider les meilleurs », « recentrer les aides sur l’excellence artistique » « renforcer l’évaluation ». Rien de nouveau qui ne soit déjà opéré. Ainsi ne fait-il que poursuivre le but que s’est donné la droite depuis quatorze ans : réduire le nombre des artistes à une poignée d’individus évalués comme « les meilleurs » qui seront invités à appliquer ce en quoi il ‘croit’ : « une politique simple, l’élitisme pour tous, à la portée de tous ».

Par cette reprise faussement erronée, la plume de M. Sarkozy sait très bien ce qu’elle fait, elle pervertit la pensée d’Antoine Vitez qui écrivait en 1981, dans le n° 1 du Journal de Chaillot un « théâtre élitaire pour tous : c’était en 1968, à Nanterre, puis en 1972 à Ivry. Nous voulions prouver que le théâtre populaire n’est pas un théâtre des masses […] nous écrivions avec nos corps ». Ce dont parlait Vitez, c’est d’une πραξισ exigeante, joyeuse et généreuse, en passant d’‘élitaire’ à ‘élitisme’ on passe de la pratique au dogme, en l’adjoignant à « à la portée de tous » on l’abaisse au rang de produit de consommation passive. En pointant du doigt « la multiplication des productions [qui] engorge[nt] les salles », on annonce la diminution du nombre des projets aidés. En avertissant qu’une demande de subvention sera plus difficile à renouveler, on empêche le déploiement d’une pensée au fil du temps, le travail d’équipes
Alors, M. Sarkozy a beau clamer son « attachement au ‘régime’ – ou ‘statut’ selon les discours – de l’intermittence qui doit perdurer », le pire est à envisager. Et puis cela ne l’engage en rien puisque ce n’est pas lui qui décide : la gestion de la protection sociale relève en France du paritarisme entre les syndicats patronaux et salariés.

Le MEDEF avait renvoyé au 15 février l’étude de ce volet de ce qu’il a nommé la « remise à plat du régime d’assurance chômage » (et non « renégociation »), mais entre temps les syndicats de salariés ont tous – à l’exception de la CFDT qui avait averti qu’elle ne signerait pas seule – refusé d’avaliser les nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs du régime général proposées par le patronat. Nicolas Sarkozy renvoie au 18 février sa discussion avec les partenaires sociaux. Ces syndicats, les ‘forces vive de la Nation’ qui sont, rappelons-le, … des corps intermédiaires. Des corps gênants ?

NB : les allocutions de M. Le président sont visibles sur PR.TV ; ‘PR’ pour ‘Présidence de la république’ : cela ne s’invente pas, il a même une chaîne de télévision toute à lui dédiée.

Culture en luttes, Intermittence ,

Rencontre entre la CPCA et le Haut-commissaire à la Jeunesse : les discussions sont engagées.

01/02/2009

Communiqué de presse – 23 janvier2009 

Suite à la demande de la CPCA de rencontrer le nouveau Haut-commissaire à la Jeunesse, M. Martin Hirsch a reçu M. Jacques Henrard, Président de la Conférence permanente des coordinations associatives le 22 janvier, pendant plus d’une heure.  

 Cette entrevue a permis à M. Henrard de rappeler les enjeux actuels portés par la vie associative, à commencer par la rénovation du cadre partenarial entre associations et État sur la base d’une confiance, d’une reconnaissance et d’une représentation à hauteur de ce que représente le mouvement associatif.  

 « Le fait que Martin Hirsch ait la main sur des dossiers transversaux est très intéressant à condition qu’il puisse bénéficier de moyens financiers conséquents », a précisé Jacques Henrard, qui a qualifié par ailleurs la rencontre de « constructive », et qui a permis d’évoquer de nombreux dossiers, parmi lesquels : 

 - le paradoxe qui consiste à diminuer les subventions aux associations tout en leur demandant de prendre des emplois aidés en grand nombre,  

 - la contradiction entre les besoins de formations des bénévoles et les crédits actuellement disponibles,  

 - l’évolution du Conseil National de la Vie Associative (CNVA) vers un véritable lieu d’expertise,  

- la sécurisation du financement des associations, que ce soit du point de vue de la baisse 

des crédits constatés dans la loi de finances 2009, comme des enjeux de la transposition des règles européennes ;  

 - la place des associations au sein du Conseil économique, social et environnemental. 

 Le Président de la CPCA a par ailleurs indiqué à Martin Hirsch que les associations créent de l’emploi durable et non délocalisable, et qu’en ce sens, elles devaient participer au plan de relance du gouvernement. » 

 Enfin, Jacques Henrard indique attendre encore une réponse concernant la tenue d’une deuxième conférence nationale de la vie associative au cours du premier semestre 2009 et que le Haut- commissaire lui a promis de revoir la CPCA assez rapidement pour reparler de toutes ces questions. 

 Une promesse que nous ne manquerons pas de lui rappeler.  

 Quelques chiffres :  

 - Le monde associatif français est la première force collective du pays avec plus de 200 créations d’associations par jour et une confiance à plus de 80% de la population dans ses actions. 

- Avec près de 2 millions de salariés et plus de 180 000 structures employeurs pour un budget de 60 milliards d’euros, le secteur associatif représente une force économique supérieure à 

l’industrie automobile ou à l’agriculture.  

- Le secteur créé en moyenne deux fois plus d’emplois que le reste de l’économie

- 14 millions de bénévoles font vivre plus d’un million d’associations et autant de projets et d’activités d’intérêt général partout en France au service de la vie quotidienne de la population 

 ———– 

Contact Presse : Erik Lavarde, CPCA, 28 place Saint-Georges, 01 40 36 80 10,http://cpca.asso.fr 

 La Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA) est l’instance où se rassemblent les différentes structures sectorielles et affinitaires représentatives des divers domaines de l’activité associative. Elle est un lieu d’interlocution politique indépendant qui travaille à une reconnaissance pleine et entière des valeurs et intérêts du monde associatif dans la société française. La CPCA regroupe aujourd’hui 16 coordinations associatives structurées nationalement, représentant près de 700 fédérations soit plus de 500 000 associations en France 

Education populaire

De la relégation… durable… de la Jeunesse ?

01/02/2009

L’éducation populaire est morte! Vive l’éducation populaire!

 

Le Président Sarkozy a utilisé plusieurs fois dans ses discours la figure de l’éducation populaire. N’est-elle que de convenance rhétorique?cosmétique?

En supprimant un ministère de plein exercice, et en le faisant régresser à un Haut Commissariat à la Jeunesse, soit cinquante ans en arrière, il donne l’image, contre productive, d’un entrepreneur qui aurait investi pendant un demi siècle et en refuserait et le retour sur investissement et les bénéfices immatériels.

 

Sait-il quel bien précieux, il s’apprête à détruire?

 

En parcourant les figures du discours politique de la Jeunesse, -allégorie-, de la Culture,- métaphore-, du Développement Durable,-oxymore-, les déclinaisons de développement culturel, démocratie culturelle, démocratisation culturelle, de vie associative, de Grenelle de l’environnement, d’Union pour la Méditerranée, de co-développement,… un outil, un moyen apparaît récurrent, incontournable pour qui veut inscrire son action sur la durée, transmettre un patrimoine aux jeunes générations et demeurer dans l’Histoire (pas le musée de l’histoire), l’Histoire: c’est l’éducation.

Les collages institutionnels interministériels de « révision… », de simplification, n’annulent en rien le coût cumulé de la manie politique d’empilement lexical dit d’ « effet catalogue ».

 Or, l’essentiel est là, demeure irréductible: un Etat ne peut brader l’éducation.

Un grand homme d’Etat ne peut faire l’impasse sur l’éducation, encore moins sur l’éducation pour tous, dans un esprit d’égalité d’accès et de traitement.

Métaphore pour métaphore, c’est la poule au pot qu’il supprime.

 De la même manière, il ne peut pas parler d’habeas corpus, et laisser tolérer des exemples du non respect de la dignité de l’homme, et du petit d’homme: le « Jeune ».

S’agirait-il alors prosaïquement de jeter le bébé avec l’eau du bain, à l’heure où il descend dans la rue, et est-ce bien responsable et courageux  politiquement? L’éducation n’est pas le formatage et la transmission rigide, ni un prétexte pour n’exercer, et sans discernement, sans le mécanisme d’indépendance des pouvoirs, la violence légale qui pourrait alors ne plus l’être.

 La Bataille de la Culture, c’est la Bataille du Droit! Identité ou Diversité, telle est  la question!

 Or, l’éducation populaire est ce phénix : « transversale » se déployant en dehors du temps et du lieu de l’école, vecteur de l’accès de tous aux changements notamment technologiques, elle est une véritable éducation à la mutation. Ce n’est pas la polyvalence, la violence du même, qui convient au changement, c’est la transversalité.

Or, précisément à  l’heure des changements de modèles, et où la prégnance mondiale du modèle étatsunien a échoué, et cède le pas à des mondialisations très diverses, il est essentiel de comprendre qu’il faut réhabiliter l’éducation au pouvoir, (éducation citoyenne/éco-responsabilité), l’éducation à la rhétorique (force de persuasion), l’éducation aux sciences poétiques comme ferments de l’initiative économique (invention/liberté d’expression).

Par exemple, on le sait, l’informatique doit beaucoup à la musique. On sait aussi que le Commissariat à l’Energie Atomique travaille avec des artistes. sur la pression de la pulpe digitale comme démultiplicateur d’énergie Oubien que la frontière Art – Sciences –Technologie a été levée assez récemment avec le rapport de J. Claude Risset.

 Et il ne faut pas oublier l’éducation à l’intelligence collective, collaborative, trés européenne, qui, elle, suppose de renoncer à un peu de sa superbe, et de son ego…

 Aussi, si nous ne comprenons pas qu’un jeune « éloquent » n’est pas insolent et qu’enfant de la portabilité, il est doué d’ubiquité, alors nous sombrerons dans le marasme économique.

Si le pouvoir cède à la tentation de la gouvernance par la peur et la censure, alors, il n’y aura plus de droit, et  plus de culture. Plus de Culture, partant, plus de  richesse et plus de commerce.

Payerions-nous du prix de cette récession le résultat de ce cycle de relégation de tous les ferments du changement , -jeunes, artistes, entrepreneurs, éducateurs, …?

 Ce pont avec un nouveau monde  » des possibles », l’éducation populaire sait le faire: si l’on veut bien s’abstraire des « images conventionnelles du monde de la jeunesse et de l’éducation populaire » ou de celles , parfois polysémiques, de l’économie sociale et solidaire, l’état des lieux établit qu’il existe des acteurs et des professionnnels formés, aux compétences reconnues, des réseaux , des actions capitalisées, un outil amorti, prêt à être mis en action, et dont l’efficience et le rapport « qualité/prix » ont fait largement leurs preuves.

 Il est urgent  de stopper l’hémorragie : mettre en débat une véritable Loi-cadre sur l’éducation populaire en chantier a pu être une revendication par le passé de socialistes, de syndicalistes. Un vrai débat sur la Jeunesse, exempt de la duplicité de l’étau du temps, d’un pseudo- calendrier enfermant, et bien inutile, est-ce un défi que Monsieur le Haut Commissaire à la Jeunesse et à la vie associative, Martin Hirsh, puisse relever et initier? En aura-t’il les moyens et le loisir ? Comment pourra-t’il s’y prendre pour faire passer le message que seul le travail sur la durée (durable) relève bien de l’éducation. Et qu’il faut savoir perdre du temps pour  en gagner ?Le reste n’est, au mieux que sensibilisation, au pire, manœuvres  mercantiles.

 Aujourd’hui, de manière plus large et transversale, la LOLF ne saurait, comme l’affirme le Président de la Cour des Comptes, servir seule de pilote, il y a d’autres outils. Et la RGPP ne saurait dénier au Service Public ses atouts, à défaut d’avoir su exploiter par la décision politique, leur valorisation, y compris comptablement, en lieu et place de savoir les conjuguer avec d’autres atouts, notamment du privé.

Au delà de l’éducation, c’est bien un débat sur l’ensemble de la RGPP et de l’utilisation technocratique de la LOLF qui prétend, à distance régir la vie quotidienne et intime de l’ensemble de nos concitoyens que nous demandons.

 Saluons, dans ce contexte, le courage, le discernement, et la ténacité de nos députés oeuvrant à s’opposer à une révision musclée de l’Ordonnance de 1945 avec le risque de déboucher sur une relégation durable de la Jeunesse !

 Nous vous invitons à contribuer ici au débat, à réagir et à suivre les points de rendez-vous de la Section Culture du PS sur tous les chantiers culturels du « Vivre ensemble ».

 Nous vous communiquons aussi les coordonnées du Blog de George Pau Langevin, député de la 21è circonscription de Paris, Vice Présidente du Groupe Socialiste chargée de l’immigration et du co-développement à l’Assemblée Nationale, chargé de la petite enfance à la mairie du 20ème arrondissement , autour de qui le travail sur la diversité et le co-développement culturels a été largement favorisé, et que nous espérons accueillir prochainement à la Section Culture du PS.

 http://www.georgepau-langevin.com/categorie-10110175.html

 Nous vous relayons  divers documents : blogs, lettres, appels, intersyndicales …des sphères de l’éducation transversale.

 N’hésitez pas à nous faire parvenir vos réactions, vos  informations. A vos plumes !

 M. Parade

Trésorière

 

 

 

 

 

 

 

 

Education populaire

Communiqué de Sylvie ROBERT Secrétaire nationale à la Culture

29/01/2009

Agression sans précédent contre le patrimoine

La droite vient de se livrer au Parlement à une attaque sans précédent contre des dispositions essentielles qui assurent la protection et la mise en valeur du patrimoine de notre pays.

 D’une part, sous prétexte de meilleure efficacité des services en charge de l’archéologie préventive, le  Sénat, avec l’accord du gouvernement, a réduit les délais des diagnostics et des fouilles dans des conditions qui mettent à bas le bon fonctionnement du service public de l’archéologie, pour le plus grand profit des intérêts privés. Il s’y ajoute la création d’un contrat CDD dit d’opération, qui s’attaque directement au CDI et au besoin permanent que celui-ci a pour objet de pourvoir.

 D’autre part, le Parlement a adopté un amendement qui supprime le pouvoir d’avis conforme des ABF (architectes des bâtiments de France) sur les permis de construire et les autorisations de travaux, dans les zones de protection du patrimoine et des paysages.

Cette déréglementation sauvage est une grave remise en cause de toute la politique de protection du patrimoine et des sites, qui repose principalement jusqu’ici sur cet instrument juridique permettant aux services de l’Etat de s’opposer à des projets  menaçant  la qualité des paysages ou la préservation du patrimoine monumental.

 Elle est aussi contradictoire avec la priorité nouvelle, en faveur du développement durable que le pouvoir, dans la foulée du Grenelle de l’Environnement, s’est gaussé de mettre en avant.

 Quelques jours après ses voeux au monde de la Culture, on voit ce qu’il en est  des véritables intentions de Nicolas SARKOZY en faveur des arts et de la Culture. C’est à un complet démantèlement de la politique culturelle menée patiemment depuis 50 ans auquel on assiste. Aujourd’hui, c’est au tour du patrimoine de subir les assauts d’un pouvoir arrogant et vindicatif. Le Parti socialiste appelle plus que jamais à la mobilisation toutes celles et ceux qui, dans notre pays, sont les défenseurs d’une vie culturelle riche, diverse et indépendante.

Patrimoine

Communiqué de Patrick BLOCHE Secrétaire national aux médias

27/01/2009

Paris, le 23 janvier 2009

 Communiqué de Patrick BLOCHE

Secrétaire national aux médias

 En présentant ce matin ses vœux à la presse, Nicolas SARKOZY a rendu ses arbitrages à l’issue des Etats généraux de la presse, mettant de fait les journalistes en chômage technique puisqu’il a ainsi échappé à leurs traditionnelles questions.

 

 Force est de constater que les réponses ne sont pas à la hauteur de la grave crise que traverse la presse écrite dans notre pays. Alors que 2009 est annoncé comme une année noire pour la presse française et que les plans sociaux se multiplient, Nicolas SARKOZY s’est même payé le luxe de ne jamais évoquer, en une heure de discours, les licenciements collectifs qui touchent un secteur déjà marqué par la précarité. Pour préserver l’emploi dans ce secteur, il s’en remet visiblement et avant tout à la générosité des lecteurs ou mécènes dont les dons bénéficieront de réductions fiscales!

 

 Tout au long de son intervention, le Président de la République, n’a pas su trouver le nécessaire équilibre entre ceux qui éditent les journaux et ceux qui les font. Sa fascination pour les grands groupes de presse et sa sollicitude pour leurs actionnaires, dont nombre d’entre eux l’ont suivi du Fouquet’s à l’Elysée, l’ont amené systématiquement à privilégier la santé financière des journaux, leur recapitalisation et même leur rentabilité ! A contrario, rien de concret et de déterminant – juste une incantation pour le Chef de l’Etat – en faveur d’une presse libre, pluraliste et indépendante pourtant préoccupation majeure aujourd’hui des journalistes comme des citoyens.

 

 Sur le portage, Nicolas SARKOZY n’a pas été avare de propositions catégorielles visant à satisfaire tout le monde et, par là même, souvent contradictoires. Il est d’ailleurs à noter que la mesure d’exonération de cotisations sociales pour les marchands de journaux est temporaire : maigre compensation alors que le Président de la République annonce une explosion des points de vente et la nécessité de désormais distribuer les gratuits dans les kiosques.

 

 Par ailleurs, Nicolas SARKOZY se méfie tellement du Parlement, qu’il n’a annoncé aucune réforme législative majeure. Et pourtant, sur deux sujets essentiels (le droit d’auteur des journalistes à l’ère numérique et la reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles) l’intervention du législateur est indispensable pour renforcer les droits légitimes des journalistes à une juste rémunération et à une indépendance éditoriale.

 

 Le Parti socialiste sera particulièrement vigilant sur le doublement annoncé et attendu de la communication institutionnelle et sa réorientation vers la presse écrite. Il ne s’agit pas en effet de confondre grandes causes d’intérêt national et communication gouvernementale partisane.

 

 Décidément, aujourd’hui Nicolas SARKOZY a manqué de souffle pour présenter le projet ambitieux fédérateur et refondateur qu’attendait toutes celles et tous ceux qui considèrent que les medias et leur indépendance sont un des piliers de notre démocratie. 

Médias

Communiqué de Patrick BLOCHE, Secrétaire national aux médias,

27/01/2009

Le 15 janvier 2009

Communiqué de Patrick BLOCHE, Secrétaire national aux médias,

relatif à la suppression de 20% des effectifs de RFI.

 

Sous couvert d’un plan dit de modernisation, la direction de Radio France Internationale a annoncé ce jeudi la suppression de 206 postes sur un millier à RFI.

Les réductions d’effectifs, en ce qui concerne les journalistes, toucheront plus directement les rédactions en langues étrangères. 6 langues de diffusion vont ainsi Ítre supprimÈes. Elle sont qualifiées de désormais « non pertinentes au regard des évolutions géopolitiques » : les allemands et les turcs notamment apprécieront…

Depuis plusieurs mois déjà, les rédactions étrangères de RFI se mobilisent. A l’occasion du débat sur l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale, les députés socialistes ont rappelé qu’il manquait 25 millions d’euros au budget de l’audiovisuel extèrieur français pour assurer le développement planifié et programmé de France 24 et de RFI en 2009. Ils ont alerté et interpellé à de nombreuses reprises Madame Albanel sur la situation de RFI, parent pauvre de l’AEF.

Le Parti socialiste réaffirme son attachement à la première radio française d’information internationale en continu qu’est RFI, grande richesse de l’audiovisuel national dont la spécificité repose notamment sur ses émission réalisées par des journalistes de langue étrangère et regrette que l’AEF, tentative précipitée et ratée de regroupement de TV5 Monde, de RFI, et de France 24 amène à affaiblir un peu plus la voix de la France à l’étranger.

 

 

Audiovisuel

Audiovisuel Public

13/01/2009
 

Rappel historique: Cette loi sur l’audiovisuel public ne figurait pas dans son programme présidentiel et c’est au fur et à mesure de la campagne de 2007 que le futur président Nicolas Sarkozy a constitué « son » nouveau concept de télévision publique, autour d’une rancoeur contre les collaborateurs du service public et de ses dirigeants parce qu’il estimait avoir été mal reçu et avait promis: ils me le paieront!!

Voici un extrait du texte de loi proposé: Il s’agit « d’inventer la télévision de service public du XXIème siècle », de lui donner un visage nouveau et en cela de servir le pluralisme. Servir le pluralisme, c’est aussi servir le téléspectateur qui bénéficiera, grâce à la nouvelle identité de la télévision publique, d’une offre de programmes différente de celle de la télévision privée. L’enjeu est donc aussi un enjeu de société.

Le spectateur, on l’a bien compris: c’est lui, Sarkozy Nicolas et servir le pluralisme et le spectateur: c’est d’abord le servir!!

Nicolas Sarkozy, ce n’est pas un scoop, est un réactif qui sait très bien exploiter les failles politiques et les terrains laissés en jachère par ses adversaires, par la gauche en général et le PS en particulier.

Les failles de la gauche: les décrets Tasca, la loi Trautman et surtout la publicité sur les chaînes publiques que la gauche avait promis de faire disparaître..

Ensuite, pour bien tacler la gauche, confier la rédaction du projet de texte à de la valetaille déçue par la gauche (G.M. Benhamou) et, dans le plus pur style du stalinisme, pour le défendre devant l’Assemblée, confier le bébé à l’un de ses ennemis intimes à l’UMP (Coppé) pour le plaisir de le déstabiliser car Sarkozy sait qu’un homme politique responsable ne refuse pas un dossier..

Mesure phare annoncée: plus de pub sur le service public, financement remplacé dans l’immédiat par une dotation insuffisante de 450 millions d’euros et ensuite par un prélèvement sur les bénéfices des chaînes privées et des opérateurs téléphoniques; et par effet de levier récupération du pactole de la pub par les chaînes privées qui, elles, lui ont servi la soupe pendant toute la campagne: ainsi Nicolas Sarkozy fait d’une pierre deux coups.

De plus, c’est le président de France Télévisions, P. de Carolis, qui a du décider de retirer la pub de ses chaînes depuis le 5 janvier 2009, avant le vote de la Loi, sinon il risquait d’être révoqué!

Et la boucle est bouclée: tout le monde est servi!

Pour Sarkozy, l’enjeu de société de cette réforme est :

Extrait du projet de loi:

« La modernisation de la gouvernance de France Télévisions concilie deux objectifs : elle redonne à l’Etat actionnaire la responsabilité légitime de la nomination du président de France Télévisions.. Il est apparu fondé de généraliser ce dispositif de nomination du président de France Télévisions à l’ensemble des sociétés nationales de programmes mentionnées à l’article 44 de la loi de 1986.. Le premier alinéa de l’article 47-5 de la même loi est remplacé par les dispositions suivantes : « Les mandats des présidents des sociétés France Télévisions, Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France peuvent leur être retirés par décret motivé, après avis conforme, également motivé, du Conseil supérieur de l’audiovisuel. »

Mais le véritable enjeu de société pour l’audiovisuel public, ce n’est pas de réformer le texte de nomination et de révocation de « tous » les présidents des sociétés publiques ou de créer une « Audiovisuelle de l’Extérieur » qui veut annuler les émissions en langue chinoise et russe (plus d’un milliard de personnes dans ces pays de liberté d’expression où la France aurait justement un rôle important à jouer dans ce domaine!!) ..

Mais dans l’immédiat de créer un GIE production.

Equiper un studio pour les besoins spécifiques du groupe en région parisienne.

Obtenir un accès direct au compte de soutien pour la création et la production.

Réinternaliser le plus possible les émissions pour créer des emplois à plein temps.

Appliquer le pacte de priorité (redevance réévaluée).

Relancer les programmes régionaux.

Ouvrir de nouvelles fenêtres de diffusion en prime time, en journée, en matinée sur F3.

Constituer une politique de stocks de programmes régionaux audacieux.

Réviser les décrets Tasca, ces décrets Tasca censés résoudre les problèmes posés par le sous-financement chronique des chaînes publiques, ont permis en fait l’émergence d’un secteur dit de la « production indépendante » appellation pudique pour « marché et production privés ».

Ils ont été malheureusement trop souvent une aubaine pour certains producteurs contre le secteur public.

Cette politique n’a pas permis de créer un marché, tant sa conception et les conditions économiques étaient artificielles.

Les petites structures de production, généralement sous-capitalisées et dépendantes des chaînes n’ont pas réussi à se développer, pour le plus grand bonheur des grosses sociétés de production, le plus souvent entre les mains des animateurs/producteurs.

Et la loi Trautmann sur l’audiovisuel qui, faute d’avoir limité les concentrations capitalistiques dans le secteur privé, s’est de fait retournée contre le service public en le privant d’une partie substantielle de son financement.

Ces mesures législatives, pour ne citer qu’elles, ont lourdement hypothéqué l’avenir des chaînes publiques.

Celles-ci, handicapées par de nombreuses obligations, par des contraintes financières et sans véritables moyens supplémentaires, ont été précipitées dans la course aux parts de marché.

Sans oublier la SFP qui a été bradée..

Différencier France 3 face aux chaînes privées en créant des émissions, en direct ou en différé, politiques, musicales, culturels intégrant des sujets enregistrés et montés en interne.

Créer une structure de production inter-régionale pour la production de fictions et de magazines régionaux et nationaux, destinées à toutes les chaînes du groupe.

Développer le documentaire à thématique sociale et historique.

Développer et encourager les co-productions inter-régionales, nationales et internationales avec des chaînes publiques et des producteurs régionaux audacieux.

Elargir les programmes « Jeunesse » dans leur diversité et leurs particularités régionales (langue régionales par exemple).

Valoriser la citoyenneté, les sports, la musique, les arts plastiques, l’architecture, la littérature et la culture.

Porter la redevance au niveau des autres pays européens.

Elargir son assiette en fonction des revenus par exemple ou l’aligner sur le prix journalier du « timbre poste » comme il était prévu.

Car faire financer le service public par le téléspectateur, c’est responsabiliser l’Etat vis-à-vis des véritables actionnaires de l’audiovisuel public: les français.

Obtenir le remboursement des dettes de l’état (les sommes de ceux qui sont éxonérés de la redevance que l’état n’a jamais remboursées).

L’acquisition des programmes et la commercialisation de leurs droits.

Obtenir de l’Etat le respect de ses engagements et la liberté éditoriale des tutelles.

Définir une orientation stratégique pour le groupe et pour l’entreprise.

Repositionner France 3 au sein du groupe et redéfinir son identité.

Contribuer à l’aménagement du territoire en développant une stratégie de productions organisées autour des auteurs, acteurs, créateurs et techniciens demeurant en régions à l’instar de chaînes anglo-saxonnes qui produisent sans complexe en région.

Obtenir un financement spécifique pour la Haute Définition sur le même principe que le passage du noir et blanc à la couleur.

Donner des moyens supplémentaires pour renouveler les cars-régie devenus obsolètes pour rivaliser avec le privé et éviter de co-produire systématiquement les grandes retransmissions directes avec le privé, pour moderniser la vidéo mobile en HD.

Assurer la diffusion de tout France Télévisions, Radio France, l’Audiovisuel extérieur sur tous les supports.

Assurer les développements et la diversification sur les nouveaux supports.

Faire de l’aménégement du territoire et défendre l’emploi permanent, créer des emplois en CDI pour contribuer à régler le dossier des intermittents.

Négocier un accord de branche pour favoriser les départs en retraite à 60 ans.

Favoriser la diversité et débloquer l’ascenseur social.

Défendre les métiers et la convention collective.

Voilà des propositions concrètes de réformes qui donneraient à l’audiovisuel public une rigueur éditoriale et budgétaire de service public au-delà des coups de sang du prince qui confond Etat actionnaire et Etat d’âme, qui confond service public et sévice public.

 

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