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Archives pour la catégorie ‘Culture en luttes’

Soutien aux salariés de RFI et non-respect des jugements par la direction de France Télévisions

28/05/2009

Aujourd’hui 28 mai 2009, les salariés de RFI en sont à leur troisième semaine de grève et rien ne semble montrer que la direction de cette chaîne de radio publique veuille revenir sur la décision unilatérale de licencier 206 personnes et de supprimer 6 rédactions!! 

Nous devons soutenir nos camarades de RFI!!

D’autre part, plusieurs dizaines de salariés intermittents qui ont gagné leur procès contre France Télévisions (FT)  soit aux Prud’hommes, soit en Appel et parfois même en Cassation attendent, depuis des mois quand ce n’est pas des années, que la direction des Ressources Humaines sous la houlette de leur président Patrick de Carolis concède à respecter les jugements et de fait  applique les décisions de justice en faveur des salariés..

Les avocats de ces salariés en sont réduits à faire appel aux représentants de la force publique pour que la direction de FT fournisse enfin les documents administratifs requis, paie les dommages et intérêts auxquels FT a été condamné, avec souvent des astreintes à payer en cas de retard, ou simplement propose aux salariés le contrat de travail en bonne et dûe forme que le jugement leur impose.

Souvent la direction de FT ne respecte pas ces jugements!!

Dans le mépris le plus total des salariés et des juges qui ont appliqué la Loi..

Quand elle ne licencie pas tout simplement ( après des parodies de commissions paritaires auxquelles  tous les syndicats de FT, sans exception, refusent dorénavant de participer après en avoir dénoncé les abus dans un tract commun, signé et daté du 26 septembre 2008..) , pour faute grave et sans indemnités, les salariés qui refusent de signer le contrat proposé par FT, toujours revu à la baisse en terme de salaire et de temps de travail hebdomadaire et donc non conformes aux jugements, avec parfois même des mutations d’office sans indemnités de déplacement!!

Et que dire du “Beruf’s Verbot” auquel ces salariés sont condamnés depuis leur action en justice!?

Ce scandale perdure depuis des mois, FT et son président Patrick de Carolis ne font rien pour trouver des solutions et appliquer la Loi!!

N’oublions pas que nous parlons de la direction d’un grand service public supposé être en première ligne dans le respect et l’application des lois républicaines..

Il s’agit tout simplement d’un déni de justice lorsque des centaines de personnes en sont réduits à vivre sans ressources, dans la précarité alors qu’un jugement leur avait garanti un emploi et un salaire.

Il faut dénoncer ces pratiques et que nos élus créent une commission parlementaire spéciale pour dénoncer cette attitude indigne d’un service public et pour enfin faire appliquer la LOI et les décisions de justice par France Télévisions.

Il s’agit de l’avenir professionnel de centaines de salariés réduits au chômage et du présent de leur famille..

ALAIN SCHLICK (Réalisateur)

Audiovisuel

Redonner du souffle et du sens à notre projet culturel - Sylvie Robert , SN Culture

01/04/2009

 

                    Redonner  du souffle et du sens à notre projet culturel

                                                                                                   Sylvie Robert , SN Culture

  « Toute personne capable d’avoir conscience de ce qu’elle est , de ce qu’elle fait et surtout du rôle qu’elle a dans ses relations à autrui possède une culture : nul ne peut-être exclu de ce royaume » Manuel Vasquez Montalban

 « Faites des créations qu’attend le peuple », dit le Président de la République dans la lettre de mission à sa Ministre de la Culture.

Jean Vilar parlant de la démocratisation culturelle disait : »Avec audace et opiniâtreté , imposer au peuple ce qu’il ne sait pas qu’il désire. ». Cinquante ans séparent ces deux propos.

 Aujourd’hui , en 2009  , nous avons une double  responsabilité . Il faut à la fois  dénoncer fermement la situation dramatique dans laquelle se trouvent l’art et la culture dans notre pays mais aussi  analyser les pratiques culturelles de la société du 21ème siècle , en  mettant à plat nos référentiels antérieurs , en étudiant la complexité du paysage actuel .Il s’agit bien de formuler un projet qui  tente de répondre aux enjeux de demain .

N’oublions pas cependant jamais l’Histoire ,notamment celle écrite par la gauche lorsqu’elle était aux responsabilités, et qui a contribué à doter notre pays d’une grande politique de la culture, à constituer un réseau d’équipements et d’équipes de production et de diffusion de grande qualité et à mettre en place en place une multitudes d ‘initiatives diverses et foisonnantes .

 L’action publique culturelle française est exceptionnelle , exemplaire au point qu’elle est encore enviée par bien  d’autres pays . La nouvelle page à écrire doit se nourrir de cette réalité .

Chacun s’accorde en effet à faire le constat d’une fin de cycle de la politique culturelle , et donc de la nécessité de bâtir un nouveau modèle. Toutefois , il est clair que le contexte actuel de crise financière et économique en rend la démarche complexe et délicate .En même temps , nous assistons à une telle révolution idéologique , celle d’une  droite ultra-libérale qui sans état d’âme atteint les valeurs qui nous sont chères , celles qui touchent  les libertés , le pluralisme , la laïcité , l’égalité que nous n’avons plus le choix  .

 Le monde de la culture et le parti socialiste : « l’histoire d’un désamour »

 La culture et le parti socialiste ont une histoire commune et pourtant il est un fait : la culture a été trop longtemps absente de nos débats , de nos campagnes électorales , de notre réflexion de socialistes alors qu’elle est au coeur des valeurs d’émancipation et de liberté  que nous portons .De quelle culture s’agit-il ? Bien au delà de sa dimension sectorielle , elle est la dimension essentielle de « l’être humain doué de raison » comme de « l’être social qui grandit de sa relation aux autres » , évoqué dans la déclaration de principe du PS . Elle est le travail de la pensée , celle de soi et celle de l’Autre , elle est facteur d’émancipation  individuelle et collective ouvrant à la compréhension du monde et donc à la liberté .Le regard des artistes aide à éclairer les mutations à venir , l’artiste questionne ,il  dérange  , il nous apprend à devenir des citoyens critiques. « Penser , c’est dire non » disait le philosophe Alain  .C’est pourquoi , le droit à créer, à s’informer  est le gage du bon fonctionnement d’une démocratie .Ces libertés sont essentielles pour lutter contre toute forme de standardisation et de normalisation des esprits et des modes de vie . Elles sont aussi  essentielles pour réaffirmer que défendre l’économie de l’intelligence , c’est à dire l’éducation , la recherche , la culture , c’est aussi réaffirmer notre attachement à une société de l’innovation et du savoir .

 Les politiques de la culture auraient-elles perdu le sens politique de la culture ? Peut-être!

En tout cas , il devient  urgent d’affirmer que défendre la culture dans un projet politique , c’est d’abord et avant tout la poser comme un enjeu transversal , comme un élément qui crée du lien , qui nous permet de nous retrouver sur des utopies , comme enfin ce qui nous aide à avoir une vision de la société de demain à partir de nos valeurs communes , de justice et de solidarité . Et il ne suffit pas d’affirmer que les ressources de l’intelligence et de la sensibilité alimentent mieux que toutes autres la croissance économique , il faut rappeler qu’elles sont indispensables au progrès social et au projet démocratique . 

 Le  gouvernement Sarkozy et la culture: une mise à mal programmée

 Cet engagement pour défendre la priorité  culturelle devient urgent car  le gouvernement actuel a décidé d’engager une véritable bataille idéologique avec une cohérence sans faille , une méthode redoutable qui consiste d’abord  à supprimer , à diviser, à réduire , à fragiliser pour quelques temps plus tard faire de grandes annonces et adopter la posture du  défenseur de la cause culturelle . Peut-être est-il dès lors important de rappeler quelques faits et d’identifier les symptômes de la crise qui secoue le monde culturel actuel .

Cela commence en 2007 avec la lettre de mission du Président de la République à Christine Albanel dans laquelle les fondements même de la politique culturelle sont remis en cause .Là encore , les apparences sont trompeuses car après avoir affirmé que «  la démocratisation est un échec » , il prône et impose l’obligation de résultats afin que  l’offre culturelle réponde à l ’attente de la population …Ce populisme est une grande rupture avec la conception de la politique culturelle qui a présidé à l’action de l’Etat depuis  la création du Ministère de la Culture .Le contexte est clair . L’art et la culture sont évalués à l’aune  d’une rentabilité immédiate qu’il faut pouvoir quantifier et mesurer . Ce qui est différent d’une démarche d’évaluation dont les indicateurs doivent être partagés par l’ensemble des acteurs . L’art comme outil critique , la mise en valeur du sensible et la culture comme facteur d’émancipation de l’individu ont disparu .Depuis , l’inquiétude grandit . Le budget ne cesse de baisser .A coup de gels qui se « dégèlent »  lorsque la protestation devient trop forte dans le secteur du spectacle vivant , la chute  du budget du Ministère de la Culture , entamé dès 2002, -sur ce point, c’est la continuité qui prévaut-est une réalité que l’on ne peut plus contester aujourd’hui .

Ainsi ,  on constate que l’action culturelle est malmenée , que l’éducation artistique est négligée , que le patrimoine est sinistré – et ce , malgré  les 100 millions d’euros en plus annoncés par le Président Sarkozy –et que le rayonnement international est complètement délaissé . Le manque d’ ambition pour défendre un vrai service public de la culture est le signe d’un désintérêt évident pour ce secteur . Quant à la loi sur l’audiovisuel public , sous couvert  d’une fausse bonne idée , elle traduit  bien une attaque contre le  service public et elle révèle le souhait d’un renforcement des chaînes privées qui devraient ainsi bénéficier du surcroît de recettes publicitaires . Le spectacle vivant malgré les « yoyos »de son financement  est lui aussi fragilisé . Son paradoxe atteste aussi de la difficulté de la situation actuelle . D’un côté , une créativité foisonnante , une vitalité forte , le développement sans précédent des ars de la rue , des arts de la piste , des musiques actuelles …, de l’autre une crise structurelle dont les signes les plus saillants sont révélés  par la question de l’intermittence  , c’est à dire la rémunération des artistes et des professionnels du spectacle et de l’audiovisuel , la fragilisation sans précédent de projets et une précarisation de plus en forte des artistes .

 Ajoutez à cette situation  , la révision générale des politiques publiques et la crainte d’une suppression du Ministère de la Culture, il faut convenir que l’angoisse est fondée quant à l’avenir de ce secteur . On ne peut oublier  le projet de loi « création et Internet » , destiné à lutter contre le piratage des oeuvres musicales et cinématographiques sur Internet et qui intervient deux ans après la loi dite « DAVSI ».Il démontre une fois encore  un  manque de réflexion voire d’imagination d’un gouvernement  qui pour n’avoir pas anticipé les mutations de la révolution numérique et ses conséquences , ne parvient toujours pas à dépasser l’opposition entre les militants du « tout gratuit » et les défenseurs de la création et des auteurs.

Je terminerai cet exercice « non exhaustif » en évoquant le débat sur le fonctionnement des politiques culturelles et particulièrement le cadre institutionnel et contractuel qui régit les relations entre les différents acteurs publics .Sans préjuger de la conclusion de la réflexion en cours au sein de la commission du comité de réflexion et de propositions sur la Modernisation et le Réequilibrage des Institutions de la Vème République présidé par Edouard Balladur , force est de constater que là aussi , l’époque n’est plus la même . L’Etat s’est désengagé , plus il s’est effacé . A un Etat qui a su impulser s’est substitué un Etat gestionnaire , tandis que les collectivités territoriales fortes de leurs financement et de leur volonté de construire de véritables politiques culturelles se sont imposées comme de vrais acteurs publics de développement .La politique culturelle de l’Etat s’est historiquement mise en oeuvre dans un rapport descendant  .L’Etat était prescripteur , les collectivités territoriales et les institutions culturelles appliquaient ses modalités d’intervention et de financement .. Aujourd’hui cependant  , elle ne sait plus épouser  la réalité de ce qui se crée dans les territoires , là où se déploient projets , pratiques artistiques dans leur relation aux populations . D’où , cette nécessité de redéfinir un nouveau mode de relation fondé sur la complémentarité entre tous ces acteurs publics qui concilie l’attention à la pluralité des démarches artistiques , des lieux , des expressions culturelles   et l’efficacité d’une action publique au service d’un  projet de territoire  . J’ai souhaité évoqué brièvement quelques-uns des symptômes de la crise politique et culturelle que nous vivons . C’est une crise des valeurs , c’est une vraie rupture idéologique orchestrée et assumée par un gouvernement de droite ,  c’est l’illustration d’un manque d’anticipation face aux bouleversements que connaît ce secteur à la fois du côté des artistes , de leur environnement social , technologique mais aussi du côté des citoyens , de leurs pratiques .

C’est finalement le rôle et la place de l’art et de l’artiste dans notre société du 21 ème siècle , face à la mondialisation qui se pose et celle que l’on réserve au citoyen dans cette relation dialectique  .

 Les grands enjeux pour le PS

 L’une des grandes difficultés à  surmonter est d’abord celle de notre incapacité à avoir une approche globale , non segmentée du monde qui nous entoure  .

 Parce que les questions du vivre ensemble , du savoir et de l’innovation sont au coeur de nos préoccupations . Parce que les questions de décentralisation , de création et de transmission font partie intégrante des valeurs que nous portons . Parce que les questions européennes et internationales sont indissociables des réflexions sur la diversité , la laïcité , l’identité et l’ouverture à l’autre . Parce qu’enfin , les questions économiques , d’emploi , du numérique sont intimement liées à notre capacité d’anticiper sur les évolutions sociétales de demain . Parce que les artistes et les politiques peuvent  « dire le monde dans une vision critique et anticipatrice » ,  nous avons , en tant que socialistes , le devoir de réaffirmer l’importance de l’art et la culture dans notre projet .

« La réalité ne peut-être franchie que soulevée » René Char

 Le défi est  en tout premier lieu de redonner du sens au politique comme moyen de réinvestir le champ de la pensée et de l’action publique et comme outil de régulation .

Quand l’art n’a pas la place qu’il mérite , ce n’est pas lui qui va le plus mal , c’est bien plutôt la société qui ne sait plus la lui donner  . Or nous en avons besoin pour reconstruire du vivre-ensemble . Cela passe  par une confiance retrouvée avec le monde de la culture .Car , si l’art et la culture sont  des produits du lien social , elles  sont aussi les conditions d’existence de ce lien .

Le chantier est complexe parce que repenser  un projet culturel suppose de s’affranchir de certains concepts , celui  par exemple de l’oeuvre comme seule finalité , celui  de  l’excellence  comme principal  critère de choix ou  celui du rôle de l’Etat comme unique  expert . Et ce n’est que quelques points , il y en a bien d’autres .

Créer les conditions d’accompagnement des expressions les plus diverses , de la créativité , de l’innovation sur l’ensemble des territoires dans l’exigence et le lien avec les populations  appelle la remise en cause de  nos références , la définition de nouvelles modalités d’intervention , l’insertion de la culture dans  l’ensemble des politiques publiques qui fondent notre projet de société , l’éducation , la recherche , la formation , l’aménagement du territoire , la solidarité , la politique de la ville  (…)C’est alors que resurgit la question de l’éducation populaire comme  élément essentiel d’une politique culturelle humaniste que nous voulons retravailler collectivement .

 Les grands chantiers de réflexion et de travail

 En premier lieu , il convient de repenser la  dialectique entre art/création et public/population.

Dépasser la simple question de l’oeuvre et de l’excellence pour élargir le champ culturel à une dynamique de projet .Un projet artistique et culturel lié à un territoire – dans toutes ses acceptions même imaginaire- qui s’affranchit des modèles et des formes , qui  s’extrait de la relation producteur/consommateur en révélant une nouvelle « figure de l’amateur », qui retrouve le sens des valeurs symboliques partagées .C’est redonner à la place et au rôle de l’art et de l’artiste dans notre société , une dimension essentielle , politique et sociale au sens sociétal du terme .Ce chantier est fondamental car il doit être en prise sur les évolutions du monde contemporain . Etre attentif aux mutations , c’est prendre des risques , c’est s’aventurer , c’est tout simplement ne pas s’enfermer dans des représentations toute faite .C’est ainsi soutenir et promouvoir la création artistique , qui a besoin d’un climat d’indépendance , de conditions pour s’épanouir, et il faut rappeler à ce sujet que la liberté d’expression et de création est une valeur essentielle, chèrement obtenue , mais jamais définitivement acquise. Les menaces qui pèsent sur les libertés publiques sont des menaces directes sur la vie artistique et culturelle.

 Le deuxième grand chantier est  la question de la transmission . Nous l’avons maintes et maintes fois réaffirmé , l’éducation artistique de la maternelle à l’université doit être au coeur de notre projet socialiste .Nous avons tant regretté le plan de 2000 dit  Lang/Tasca qui  a été purement et simplement enterrée alors que le Président de la République vante l’éducation artistique . Les arts du sensible doivent retrouver leur place au côté des savoirs fondamentaux .

J’ajouterai à ce deuxième chantier  , la question des enseignements artistiques et de la formation .

 Le troisième enjeu consiste à bâtir une nouvelle stratégie de régulation des industries culturelles, et ce dans le nouveau contexte de l’ ère numérique et du développement des technologies de l’information et de la communication. Il intéresse la production des contenus comme leur accès au plus grand nombre .La révolution numérique appelle une viligance particulière pour assurer la préservation et le développement du cinéma , de l’édition , de la musique enregistrée et simultanément conduit à revisiter le thême de la démocratisation culturelle , en prenant en compte les nouvelles pratiques artistiques et sociales qui se déploient sur le net. Inventer de nouveaux modèles économiques pour les industries culturelles , sauvegarder le modèle français et européen du droit d’auteur, encourager les nouveaux usages , telles sont les conditions d’un équilibre , encore plus riche et plus libre grâce aux bouleversements technologiques.

 Le quatrième enjeu est celui du nouveau paysage institutionnel de demain . Celui-ci doit redéfinir les cartes dans une nouvelle partition entre l’Etat et les Collectivités Territoriales .  Il touche à  à l’aménagement du territoire , à la question des financements et aux rôles respectifs de chacun des acteurs publics .Cette question qui n’est pas nouvelle doit cependant être traitée , certes dans le nouveau contexte de la réforme des institutions qui  , à l’heure où j’écris ces lignes , n’est pas connue mais aussi  avec une vision réformiste d’un Etat qui doit être en mesure de s’adapter à une nouvelle donne territoriale . Elle concerne le Ministère de la Culture , son positionnement stratégique et transversal , elle  concerne ses services déconcentrés , leurs missions et leur rôle face à la montée en puissance de l’ensemble des collectivités territoriales. Ellesconcerne la répartition des responsabilités et pose la question du chef de file entre tous les acteurs .

 Le cinquième enjeu , tout aussi fondamental, est celui de l’Europe et de la dimension internationale. Alors que l’actuel gouvernement met en coupe réglée le réseau culturel extérieur de notre pays pour des raisons de restriction budgétaire, il nous faudra affirmer avec notre ambition:celle d’un monde culturel multipolaire. Il y a va de la diversité culturelle sur notre planète. La mondialisation culturelle ne saurait être soumise aux seuls intérêts financiers de quelques pays.

L’Europe se dotera-t-elle enfin d’une action d’envergure pour la culture ? La France qui a forgé le concept d’exception culturelle, doit redevenir le fer de lance de la construction d’une Europe de la culture , et les socialistes doivent en être les infatigables promoteurs.

La tâche est immense et passionnante . Elle devra être élaborée collectivement , et se nourrir de l’apport de toutes les forces vives culturelles  .C’est sûrement un sixième chantier …indispensable.

L’engagement de tous  pour la culture est plus que jamais nécessaire . 

Culture en luttes, secrétariat national culture

Communiqué de Patrick BLOCHE, Secrétaire national aux médias Et Razzy HAMMADI, Secrétaire national aux services publics

01/04/2009


Communiqué de

Patrick BLOCHE, Secrétaire national aux médias

Et Razzy HAMMADI, Secrétaire national aux services publics

 

Plan social à RFI, quand l’Etat ajoute de la crise à la crise

 
Patrick Bloche, député de Paris et secrétaire national chargé des médias et Razzy Hammadi, secrétaire national aux services publics ont rencontré hier et aujourd’hui la délégation intersyndicale (SNJ, FO, SNRT-CGT, SNJ-CGT) des représentants du personnel de RFI.

 Lors de ces deux entrevues ont été abordés successivement :

 -       Le plan social lancé en janvier portant sur la suppression de 206 postes soit 20% du personnel.

-       La suppression sans aucune concertation ni information, d’émissions à l’étranger et en direction des communautés étrangères en France menant au démembrement de la mission de service public de RFI, 3ème audience mondiale et à la remise en cause du rôle de la France à l’étranger.

-       La politique conduite par la direction de RFI, représentée par Alain de Pouzilhac (par ailleurs président du comité de surveillance du troisième groupe de casino en France) et par Christine Ochkrent, la compagne du ministre de tutelle de l’audiovisuel extérieur de la France, amène à une politique de casse sociale sous prétexte d’un « déficit chronique » (soit 7 millions d’euros sur un budget total de 130 millions), dont l’existence est principalement due au sous-financement chronique organisé par l’Etat.

Le Parti socialiste tient à rappeler sa solidarité à l’égard des personnels de RFI et sera mobilisé à leur côté dans le cadre des actions et initiatives qu’ils prendront dans les semaines qui viennent.

 Le Parti socialiste demande que le plan social de RFI soit abandonné et que l’Etat par le biais de l’AEF, remette de l’ordre, de la dignité, ainsi que du respect dans le comportement qui doit être le sien, notamment à la tête des entreprise publiques.

 Dans cette perspective, le Parti socialiste exige que le gouvernement  rende public, dans les plus brefs délais, le budget exact de RFI, et notamment la rémunération de ses dirigeants, qui connaît un plan social sans que les informations nécessaires à l’évaluation de son état de santé ne soit communiquées et débattues.

Culture en luttes, Médias

Réflexions sur l’ITW du Président de France Télévisions au Figaro

16/03/2009
Extraits de l’ITW de Patrick de Carolis au Figaro daté du 14 mars 2009 (certains passages ont été soulignés par nous): .. Nous devrions arriver à un accord avec l’État actionnaire sur le plan d’affaires d’ici à fin mars. Damien Cuier y travaille activement et quotidiennement. Puis nous présenterons la réorganisation en entreprise unique à nos salariés et aux partenaires sociaux dans la première quinzaine d’avril. Nous avons une période légale de quinze mois pour définir un nouveau statut social. La période de négociation qui s’ouvre est cruciale pour France Télévisions. En accord avec l’État actionnaire, nous voulons éviter le traumatisme d’un plan social. Je le répète, il n’y aura pas de plan social. En revanche, nous mettrons en place un dispositif de départs anticipés à la retraite fondés sur le volontariat. Selon la photographie statistique de l’entreprise, 900 personnes pourraient entrer dans ce cadre, soit environ 10 % de nos effectifs permanents. Dans le plan d’affaires, il est envisagé que les économies de structures et de coûts de production permettent notamment de compenser le coût de la transformation interne. Compte tenu de nos efforts et de l’évolution des recettes publiques, nous sommes convenus avec l’État actionnaire que 2011 sera la date du retour à l’équilibre opérationnel…

Réflexions:

 

Le Président de France Télévisions (FT) mentionne le terme d’Etat Actionnaire en oubliant que FT n’est pas une société cotée en bourse et que si actionnaires il y a, ce sont les millions de contribuables payant la redevance dont font partie les salariés de France Télévisions..

Le Président de Carolis peut arguer une nouvelle fois qu’il n’y aura pas de plan social alors qu’en direct et depuis plusieurs mois déjà, FT l’organise en se moquant des jugements pour lesquels la holding a été condamnée, violant donc la loi.

En effet, ne respectant souvent pas le code du travail en matière de contrats de CDD, FT a été condamné des dizaines de fois par les Prud’hommes de tout l’hexagone à requalifier des salariés intermittents en CDI et comme riposte à ces décisions légales, FT licencie sans indemnités des salariés pour refus de signer des contrats à temps partiel alors que les jugements ne mentionnent pas ce temps partiel, ou simplement parce qu’ils refusent des mutations d’office!!

FT transforme donc en fautes graves de simples problèmes juridiques et en profite pour faire du chiffre en matière de départs volontaires: l’ensemble des syndicats de FT, toutes tendances confondues, ont dénoncé dans un tract daté du 26 septembre 2008  les effets retors de ces manipulations scandaleuses des Commissions Paritaires par la direction de FT.

Et que dire de la situation des centaines d’intermittents qui ont régulièrement travaillé pour FT dont l’engagement a été rompu unilatéralement et qui se retrouvent en fin de droits sans aucune autre possibilité que de changer de métier pour pouvoir survivre.

Mais comme dirait notre Président de la République: « En matière de réformes, nous n’avons pas vocation à faire de l’aménagement du territoire!! »

Non faire de la politique sociale suffirait amplement.

Depuis sa nomination, Patrick de Carolis répète à l’encan que 900 personnes pourraient entrer dans le cadre de départ volontaire alors qu’à ce jour, selon les syndicats, environ seuls une quarantaine de salariés ont accepté un départ volontaire..

Mais l’important est de faire croire à « l’état actionnaire » qu’il respecte ses engagements de 2007 et maîtrise son navire alors que tout va à vau-l’eau depuis longtemps et que pleuvent sans discontinuer les jurisprudences au bénéfice des salariés qui attaquent FT; l’important pour lui étant surtout, surtout de gagner du temps jusqu’à août 2010, date de la fin de son mandat de président.

.. «S’il n’y avait pas eu l’arrêt de la publicité, je suis certain que TF1 et M6 afficheraient des baisses de recettes non pas importantes mais vertigineuses.» ..

RAS, tout est dit.. Le Service public sert donc la soupe au privé!

.. Mon mandat se termine en août 2010. Cela me laisse le temps de mener à bien cette réforme. C’est le premier point. Le second, c’est qu’il faut avoir une vision qui dépasse mon mandat. Il me semble qu’un manager qui ne dessine l’avenir de son entreprise qu’à l’horizon de ses propres échéances n’est pas un bon manager. Cette réforme, je l’ai voulue, je ferai donc ma part et je la mènerai à son terme car le calendrier me le permet.

A rapprocher de la phrase ci-dessus: « Compte tenu de nos efforts et de l’évolution des recettes publiques, nous sommes convenus avec l’État actionnaire que 2011 sera la date du retour à l’équilibre opérationnel… »

Comme disait Charles Pasqua, du temps de sa splendeur: « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.. »

Et le Président de France Télévisions semble croire qu’on le croit sur parole..

Voire!

Alain SCHLICK

Audiovisuel

Un théâtre et des associations culturelles en danger

13/02/2009

extrait du mail de l’équipe du Théâtre du Pays de Morlaix [NDRL]

L’association Théâtre du Pays de Morlaix - Scène conventionnée Théâtre en territoire, comme plusieurs associations artistiques et culturelles oeuvrant sur le territoire, s’est vu signifier par la Ville de Morlaix une très forte baisse de sa subvention : moins 40% en 2009 !
Concernant le Théâtre du Pays de Morlaix la programmation de spectacles, les actions de sensibilisation et d’initiation, le soutien à la création artistique que nous aurions dû proposer au public au cours de cette année 2009 sont fortement remis en question. Les apports des autres collectivités publiques, dans le cadre du projet de notre Scène conventionnée Théâtre en territoire, sont également en suspens…
Merci de prendre connaissance de la pétition que les acteurs culturels du Pays de Morlaix vous proposent de signer et de rester vigilants à nos côtés ! (lien en page d’accueil)

Culture en luttes, Spectacle vivant , ,

Pour info : Appel du Synavi

10/02/2009

Le Synavi Ile-de-France appelle au rassemblement et à la mobilisation la plus large en réponse à l’actualité liée au monde de la culture et du spectacle vivant.
Vendredi 13 février 2009 à partir de 18h30
à la Maison des réseaux - 221 rue de Belleville - 75019 PARIS

Culture en luttes, Spectacle vivant

Analyse de deux discours de Nicolas Sarkosy à propos de la culture : ou la lutte contre les corps intermédiaires

07/02/2009

C’est peut-être dans le domaine culturel que le citoyen Sarkozy révèle l’aspect le plus réactionnaire de sa pensée et il y a tout à craindre de ce Conseil pour la Création Artistique présidée par le président qui n’a d’autre justification que celle de passer outre les rouages républicains, de dynamiter les « corps intermédiaires» qu’il semble détester et qu’il fustige à longueur d’interventions.

En effet, sitôt qu’il parle de culture M. Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa retrouve ses racines aristocrates pour inscrire son action dans la lignée des rois de France : « Le roi de France doit oublier les querelles du Duc d’Orléans » dit-il à Nîmes pour justifier son « obsession » de ce qu’il appelle « l’ouverture », on pourrait dire sa délectation à débaucher des personnalités « de gauche » pour appliquer sa politique. Quant au discours de présentation du Conseil pour la Création Artistique il s’inscrit d’emblée dans la lignée de « Charles V et de François Ier, prometteurs et protecteurs des arts » et des « princes » (sic) qui ont passé commandes aux artistes.
Confondant État et chef de l’État, M. Sarkozy ne cite jamais la République, ni la Nation. Celui qui devrait être le garant du respect de notre constitution, de nos institutions, critique ouvertement le ministère de la culture qu’il décrit comme « inépuisable (sic) en linéaires d’étagères où s’entassent les rapports» et son action : « L’État n’arrive pas à faire des choix et à assumer ses responsabilités », il se montrerait incapable de « discerner la qualité » des oeuvres. Le président de la république se plaint de « l’immobilisme » de l’administration, de ces corps intermédiaires à qui il semble vouer une haine toute personnelle : « vous êtes beaucoup plus conservateurs que les Français » dit-il à l’auditoire de Nîmes, et il commente à Paris : « il en faut de l’énergie pour que les choses bougent !».
Monsieur Sarkozy s’étonne de ce qu’on lui résiste « même en tant que Président de la République » quand des fonctionnaires lui déconseillent de se lancer dans un projet hasardeux, à Nîmes il lève les yeux au ciel en évoquant les « débats » démocratiques, à Paris il affirme : « c’est à moi de donner un coup de pied dans la fourmilière, c’est à moi de bousculer les choses », et justifie la création de son joujou de la sorte : « Moi je peux le dire parce que je ne m’inscris pas dans les guichets. Ma parole est plus libre que celui qui produit (sic), qui doit faire attention à ce qu’il dit (sic) parce qu’il retrouvera au coin du chemin de la création celui dont il a pu critiquer l’institution ou la politique ». 
On notera au passage dans cet avertissement grave lancé aux artistes, dans cette injonction à se taire et à l’auto censure, une substitution de sa propre personne à l’appareil républicain, une nouvelle confusion entre le corps du chef de l’État - « celui qui »- et les institutions de ce qu’il ne peut, ne veut jamais nommer tant il l’exècre : la République.
On notera aussi qu’issus certes du monde de la culture, les membres du Conseil pour la Création Artistique ne sont pas –à une exception près- des créateurs, mais des gestionnaires.

Au milieu des lapsus et autres mal dits, dont la perle est dans doute cet énoncé : « Pour que le service public puisse se mettre au service du service public » (sic !!!), d’approximations et de confusions ( telle celle probablement opérée au sujet des « Maisons de la culture » à qui il reproche d’être fermées le dimanche et le soir (?!) : il faut donc sans doute entendre ‘bibliothèques et médiathèques’ puisqu’elles doivent « se mettre à l’ère du numérique et devenir des espaces de partage du savoir » ouvertes sans l’entrave que représente à ses yeux le « statut » des employés qui y travaillent), le Président du Conseil pour la création Artistique lance des idées en toute méconnaissance des problèmes qu’il aborde. Filmer l’exposition Picasso ? Quid des droits de reproduction à payer aux institutions étrangères et aux particuliers prêtant les œuvres ? Construire des équipements « publics » au sein des établissements scolaires « afin que les élèves puissent entrer en contact avec des arts et des artistes » comme si ce n’était pas déjà la mission des théâtres publics et des musées nationaux. Créer un musée de l’histoire de France, comme s’il n’existait pas déjà : aux Archives nationales. (Mais le détail sémantique du passage de ‘national’ à ‘de France’ n’est sans doute pas anodin).

Finalement l’action culturelle qu’annonce la Président de la France (et non de la république) n’a qu’un axe : le BTP. Avec l’architecture élevée au rang d’ « art populaire par expression (sic), puisqu’on n’a pas à prendre de ticket, ça n’a pas besoin de volonté, c’est dans la rue » (est dont ‘populaire’ ce qui s’aborde passivement), avec la rénovation du patrimoine public et privé, avec l’édification de lieux de spectacles dans les établissements scolaires et universitaires, le BTP sera la gagnant du plan ‘culturel’ présidentiel et on le sait « quand le bâtiment va, tout va ».
Quant à la création artistique ? « C’est très difficile » dit-il, alors il ne dit rien, sinon deux leitmotiv qui courent au fil des discours : «excellence» et «évaluation» et une même phrase goguenarde « pour avoir sa première subvention c’est homérique, mais ensuite on est quasiment assuré de la conserver ». Il faut savoir écouter ce qui est parfois prononcé à mi-voix : « aider les meilleurs », « recentrer les aides sur l’excellence artistique » « renforcer l’évaluation ». Rien de nouveau qui ne soit déjà opéré. Ainsi ne fait-il que poursuivre le but que s’est donné la droite depuis quatorze ans : réduire le nombre des artistes à une poignée d’individus évalués comme « les meilleurs » qui seront invités à appliquer ce en quoi il ‘croit’ : « une politique simple, l’élitisme pour tous, à la portée de tous ».

Par cette reprise faussement erronée, la plume de M. Sarkozy sait très bien ce qu’elle fait, elle pervertit la pensée d’Antoine Vitez qui écrivait en 1981, dans le n° 1 du Journal de Chaillot un « théâtre élitaire pour tous : c’était en 1968, à Nanterre, puis en 1972 à Ivry. Nous voulions prouver que le théâtre populaire n’est pas un théâtre des masses […] nous écrivions avec nos corps ». Ce dont parlait Vitez, c’est d’une πραξισ exigeante, joyeuse et généreuse, en passant d’‘élitaire’ à ‘élitisme’ on passe de la pratique au dogme, en l’adjoignant à « à la portée de tous » on l’abaisse au rang de produit de consommation passive. En pointant du doigt « la multiplication des productions [qui] engorge[nt] les salles », on annonce la diminution du nombre des projets aidés. En avertissant qu’une demande de subvention sera plus difficile à renouveler, on empêche le déploiement d’une pensée au fil du temps, le travail d’équipes
Alors, M. Sarkozy a beau clamer son « attachement au ‘régime’ - ou ‘statut’ selon les discours - de l’intermittence qui doit perdurer », le pire est à envisager. Et puis cela ne l’engage en rien puisque ce n’est pas lui qui décide : la gestion de la protection sociale relève en France du paritarisme entre les syndicats patronaux et salariés.

Le MEDEF avait renvoyé au 15 février l’étude de ce volet de ce qu’il a nommé la « remise à plat du régime d’assurance chômage » (et non « renégociation »), mais entre temps les syndicats de salariés ont tous – à l’exception de la CFDT qui avait averti qu’elle ne signerait pas seule - refusé d’avaliser les nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs du régime général proposées par le patronat. Nicolas Sarkozy renvoie au 18 février sa discussion avec les partenaires sociaux. Ces syndicats, les ‘forces vive de la Nation’ qui sont, rappelons-le, … des corps intermédiaires. Des corps gênants ?

NB : les allocutions de M. Le président sont visibles sur PR.TV ; ‘PR’ pour ‘Présidence de la république’ : cela ne s’invente pas, il a même une chaîne de télévision toute à lui dédiée.

Culture en luttes, Intermittence ,

Rencontre entre la CPCA et le Haut-commissaire à la Jeunesse : les discussions sont engagées.

01/02/2009

Communiqué de presse - 23 janvier2009 

Suite à la demande de la CPCA de rencontrer le nouveau Haut-commissaire à la Jeunesse, M. Martin Hirsch a reçu M. Jacques Henrard, Président de la Conférence permanente des coordinations associatives le 22 janvier, pendant plus d’une heure.  

 Cette entrevue a permis à M. Henrard de rappeler les enjeux actuels portés par la vie associative, à commencer par la rénovation du cadre partenarial entre associations et État sur la base d’une confiance, d’une reconnaissance et d’une représentation à hauteur de ce que représente le mouvement associatif.  

 « Le fait que Martin Hirsch ait la main sur des dossiers transversaux est très intéressant à condition qu’il puisse bénéficier de moyens financiers conséquents », a précisé Jacques Henrard, qui a qualifié par ailleurs la rencontre de « constructive », et qui a permis d’évoquer de nombreux dossiers, parmi lesquels : 

 - le paradoxe qui consiste à diminuer les subventions aux associations tout en leur demandant de prendre des emplois aidés en grand nombre,  

 - la contradiction entre les besoins de formations des bénévoles et les crédits actuellement disponibles,  

 - l’évolution du Conseil National de la Vie Associative (CNVA) vers un véritable lieu d’expertise,  

- la sécurisation du financement des associations, que ce soit du point de vue de la baisse 

des crédits constatés dans la loi de finances 2009, comme des enjeux de la transposition des règles européennes ;  

 - la place des associations au sein du Conseil économique, social et environnemental. 

 Le Président de la CPCA a par ailleurs indiqué à Martin Hirsch que les associations créent de l’emploi durable et non délocalisable, et qu’en ce sens, elles devaient participer au plan de relance du gouvernement.” 

 Enfin, Jacques Henrard indique attendre encore une réponse concernant la tenue d’une deuxième conférence nationale de la vie associative au cours du premier semestre 2009 et que le Haut- commissaire lui a promis de revoir la CPCA assez rapidement pour reparler de toutes ces questions. 

 Une promesse que nous ne manquerons pas de lui rappeler.  

 Quelques chiffres :  

 - Le monde associatif français est la première force collective du pays avec plus de 200 créations d’associations par jour et une confiance à plus de 80% de la population dans ses actions. 

- Avec près de 2 millions de salariés et plus de 180 000 structures employeurs pour un budget de 60 milliards d’euros, le secteur associatif représente une force économique supérieure à 

l’industrie automobile ou à l’agriculture.  

- Le secteur créé en moyenne deux fois plus d’emplois que le reste de l’économie

- 14 millions de bénévoles font vivre plus d’un million d’associations et autant de projets et d’activités d’intérêt général partout en France au service de la vie quotidienne de la population 

 ———– 

Contact Presse : Erik Lavarde, CPCA, 28 place Saint-Georges, 01 40 36 80 10,http://cpca.asso.fr 

 La Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA) est l’instance où se rassemblent les différentes structures sectorielles et affinitaires représentatives des divers domaines de l’activité associative. Elle est un lieu d’interlocution politique indépendant qui travaille à une reconnaissance pleine et entière des valeurs et intérêts du monde associatif dans la société française. La CPCA regroupe aujourd’hui 16 coordinations associatives structurées nationalement, représentant près de 700 fédérations soit plus de 500 000 associations en France 

Education populaire

De la relégation… durable… de la Jeunesse ?

01/02/2009

L’éducation populaire est morte! Vive l’éducation populaire!

 

Le Président Sarkozy a utilisé plusieurs fois dans ses discours la figure de l’éducation populaire. N’est-elle que de convenance rhétorique?cosmétique?

En supprimant un ministère de plein exercice, et en le faisant régresser à un Haut Commissariat à la Jeunesse, soit cinquante ans en arrière, il donne l’image, contre productive, d’un entrepreneur qui aurait investi pendant un demi siècle et en refuserait et le retour sur investissement et les bénéfices immatériels.

 

Sait-il quel bien précieux, il s’apprête à détruire?

 

En parcourant les figures du discours politique de la Jeunesse, -allégorie-, de la Culture,- métaphore-, du Développement Durable,-oxymore-, les déclinaisons de développement culturel, démocratie culturelle, démocratisation culturelle, de vie associative, de Grenelle de l’environnement, d’Union pour la Méditerranée, de co-développement,… un outil, un moyen apparaît récurrent, incontournable pour qui veut inscrire son action sur la durée, transmettre un patrimoine aux jeunes générations et demeurer dans l’Histoire (pas le musée de l’histoire), l’Histoire: c’est l’éducation.

Les collages institutionnels interministériels de “révision…”, de simplification, n’annulent en rien le coût cumulé de la manie politique d’empilement lexical dit d’ “effet catalogue”.

 Or, l’essentiel est là, demeure irréductible: un Etat ne peut brader l’éducation.

Un grand homme d’Etat ne peut faire l’impasse sur l’éducation, encore moins sur l’éducation pour tous, dans un esprit d’égalité d’accès et de traitement.

Métaphore pour métaphore, c’est la poule au pot qu’il supprime.

 De la même manière, il ne peut pas parler d’habeas corpus, et laisser tolérer des exemples du non respect de la dignité de l’homme, et du petit d’homme: le “Jeune”.

S’agirait-il alors prosaïquement de jeter le bébé avec l’eau du bain, à l’heure où il descend dans la rue, et est-ce bien responsable et courageux  politiquement? L’éducation n’est pas le formatage et la transmission rigide, ni un prétexte pour n’exercer, et sans discernement, sans le mécanisme d’indépendance des pouvoirs, la violence légale qui pourrait alors ne plus l’être.

 La Bataille de la Culture, c’est la Bataille du Droit! Identité ou Diversité, telle est  la question!

 Or, l’éducation populaire est ce phénix : “transversale” se déployant en dehors du temps et du lieu de l’école, vecteur de l’accès de tous aux changements notamment technologiques, elle est une véritable éducation à la mutation. Ce n’est pas la polyvalence, la violence du même, qui convient au changement, c’est la transversalité.

Or, précisément à  l’heure des changements de modèles, et où la prégnance mondiale du modèle étatsunien a échoué, et cède le pas à des mondialisations très diverses, il est essentiel de comprendre qu’il faut réhabiliter l’éducation au pouvoir, (éducation citoyenne/éco-responsabilité), l’éducation à la rhétorique (force de persuasion), l’éducation aux sciences poétiques comme ferments de l’initiative économique (invention/liberté d’expression).

Par exemple, on le sait, l’informatique doit beaucoup à la musique. On sait aussi que le Commissariat à l’Energie Atomique travaille avec des artistes. sur la pression de la pulpe digitale comme démultiplicateur d’énergie Oubien que la frontière Art - Sciences –Technologie a été levée assez récemment avec le rapport de J. Claude Risset.

 Et il ne faut pas oublier l’éducation à l’intelligence collective, collaborative, trés européenne, qui, elle, suppose de renoncer à un peu de sa superbe, et de son ego…

 Aussi, si nous ne comprenons pas qu’un jeune “éloquent” n’est pas insolent et qu’enfant de la portabilité, il est doué d’ubiquité, alors nous sombrerons dans le marasme économique.

Si le pouvoir cède à la tentation de la gouvernance par la peur et la censure, alors, il n’y aura plus de droit, et  plus de culture. Plus de Culture, partant, plus de  richesse et plus de commerce.

Payerions-nous du prix de cette récession le résultat de ce cycle de relégation de tous les ferments du changement , -jeunes, artistes, entrepreneurs, éducateurs, …?

 Ce pont avec un nouveau monde ” des possibles”, l’éducation populaire sait le faire: si l’on veut bien s’abstraire des “images conventionnelles du monde de la jeunesse et de l’éducation populaire” ou de celles , parfois polysémiques, de l’économie sociale et solidaire, l’état des lieux établit qu’il existe des acteurs et des professionnnels formés, aux compétences reconnues, des réseaux , des actions capitalisées, un outil amorti, prêt à être mis en action, et dont l’efficience et le rapport “qualité/prix” ont fait largement leurs preuves.

 Il est urgent  de stopper l’hémorragie : mettre en débat une véritable Loi-cadre sur l’éducation populaire en chantier a pu être une revendication par le passé de socialistes, de syndicalistes. Un vrai débat sur la Jeunesse, exempt de la duplicité de l’étau du temps, d’un pseudo- calendrier enfermant, et bien inutile, est-ce un défi que Monsieur le Haut Commissaire à la Jeunesse et à la vie associative, Martin Hirsh, puisse relever et initier? En aura-t’il les moyens et le loisir ? Comment pourra-t’il s’y prendre pour faire passer le message que seul le travail sur la durée (durable) relève bien de l’éducation. Et qu’il faut savoir perdre du temps pour  en gagner ?Le reste n’est, au mieux que sensibilisation, au pire, manœuvres  mercantiles.

 Aujourd’hui, de manière plus large et transversale, la LOLF ne saurait, comme l’affirme le Président de la Cour des Comptes, servir seule de pilote, il y a d’autres outils. Et la RGPP ne saurait dénier au Service Public ses atouts, à défaut d’avoir su exploiter par la décision politique, leur valorisation, y compris comptablement, en lieu et place de savoir les conjuguer avec d’autres atouts, notamment du privé.

Au delà de l’éducation, c’est bien un débat sur l’ensemble de la RGPP et de l’utilisation technocratique de la LOLF qui prétend, à distance régir la vie quotidienne et intime de l’ensemble de nos concitoyens que nous demandons.

 Saluons, dans ce contexte, le courage, le discernement, et la ténacité de nos députés oeuvrant à s’opposer à une révision musclée de l’Ordonnance de 1945 avec le risque de déboucher sur une relégation durable de la Jeunesse !

 Nous vous invitons à contribuer ici au débat, à réagir et à suivre les points de rendez-vous de la Section Culture du PS sur tous les chantiers culturels du “Vivre ensemble”.

 Nous vous communiquons aussi les coordonnées du Blog de George Pau Langevin, député de la 21è circonscription de Paris, Vice Présidente du Groupe Socialiste chargée de l’immigration et du co-développement à l’Assemblée Nationale, chargé de la petite enfance à la mairie du 20ème arrondissement , autour de qui le travail sur la diversité et le co-développement culturels a été largement favorisé, et que nous espérons accueillir prochainement à la Section Culture du PS.

 http://www.georgepau-langevin.com/categorie-10110175.html

 Nous vous relayons  divers documents : blogs, lettres, appels, intersyndicales …des sphères de l’éducation transversale.

 N’hésitez pas à nous faire parvenir vos réactions, vos  informations. A vos plumes !

 M. Parade

Trésorière

 

 

 

 

 

 

 

 

Education populaire

Communiqué de Sylvie ROBERT Secrétaire nationale à la Culture

29/01/2009

Agression sans précédent contre le patrimoine

La droite vient de se livrer au Parlement à une attaque sans précédent contre des dispositions essentielles qui assurent la protection et la mise en valeur du patrimoine de notre pays.

 D’une part, sous prétexte de meilleure efficacité des services en charge de l’archéologie préventive, le  Sénat, avec l’accord du gouvernement, a réduit les délais des diagnostics et des fouilles dans des conditions qui mettent à bas le bon fonctionnement du service public de l’archéologie, pour le plus grand profit des intérêts privés. Il s’y ajoute la création d’un contrat CDD dit d’opération, qui s’attaque directement au CDI et au besoin permanent que celui-ci a pour objet de pourvoir.

 D’autre part, le Parlement a adopté un amendement qui supprime le pouvoir d’avis conforme des ABF (architectes des bâtiments de France) sur les permis de construire et les autorisations de travaux, dans les zones de protection du patrimoine et des paysages.

Cette déréglementation sauvage est une grave remise en cause de toute la politique de protection du patrimoine et des sites, qui repose principalement jusqu’ici sur cet instrument juridique permettant aux services de l’Etat de s’opposer à des projets  menaçant  la qualité des paysages ou la préservation du patrimoine monumental.

 Elle est aussi contradictoire avec la priorité nouvelle, en faveur du développement durable que le pouvoir, dans la foulée du Grenelle de l’Environnement, s’est gaussé de mettre en avant.

 Quelques jours après ses voeux au monde de la Culture, on voit ce qu’il en est  des véritables intentions de Nicolas SARKOZY en faveur des arts et de la Culture. C’est à un complet démantèlement de la politique culturelle menée patiemment depuis 50 ans auquel on assiste. Aujourd’hui, c’est au tour du patrimoine de subir les assauts d’un pouvoir arrogant et vindicatif. Le Parti socialiste appelle plus que jamais à la mobilisation toutes celles et ceux qui, dans notre pays, sont les défenseurs d’une vie culturelle riche, diverse et indépendante.

Patrimoine